Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes.
Écrivain, 1768-1848Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes.
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Source vérifiée
Mémoires d’outre-tombe (1848), Troisième partie, livre VI
Une expérience journalière fait reconnaître queles Français vont instinctivement au pouvoir; ils n’aiment point la liberté; l’égalité seule est leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes.Sous ces deux rapports, Napoléon avait sa source au cœur des Français, militairement inclinés vers la puissance, démocratiquement amoureux du niveau. …
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La révolution Française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie qui s’est de plus en plus abâtardie jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.
En politique, la France donne souvent l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
En France surtout on confond avec entêtement femme libre et femme facile, l’idée de facilité impliquant une absence de résistance et de contrôle, un manque, la négation même de la liberté.
Le raciste hiérarchise les individus en fonction de leur race ; le Français pense que tout étranger, quelles que soient son origine, sa race, sa religion, peut accéder au nirvana de la civilisation française. Attitude un brin arrogante, xénophobe même, mais aucunement raciste.
La France n’a guère la culture du compromis.
La paix et la liberté sont les deux moitiés inséparables d’un entier dont je regrette d’être, dans la pressé française, l’unique représentant.
La France est souvent trompée mais comme une femme l’est, par des idées généreuses, par des sentiments chaleureux dont la portée échappe d’abord au calcul.
La légèreté ordinaire des Français leur fait désirer le changement à cause de l’ennui qu’ils ont des choses présentes.
Il n’y a pas de liberté là où le public n’est pas assez intelligent pour aimer les opinions contradictoires. Un tel état d’esprit semble avoir existé en France vers le milieu du dix-huitième siècle : qui nous rendra ces temps sceptiques, ces temps bénis !
Ma conviction c’est que les Français ne confieront pas leur destin à quelqu’un qui n’a aucune expérience, et surtout qui n’a rien démontré pour le moment.

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