La France est souvent trompée mais comme une femme l’est, par des idées généreuses, par des sentiments chaleureux dont la portée échappe d’abord au calcul.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons La France est souvent trompée mais comme une femme l’est, par des idées généreuses, par des sentiments chaleureux dont la portée échappe d’abord au calcul.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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La Duchesse de Langeais (1834)
… Or, nulle autre nation ne sent mieux la pensée d’unité qui doit exister dans la vie aristocratique, peut-être parce que nulle autre n’a mieux compris les nécessités politiques: l’histoire ne la trouvera jamais en arrière.La France est souvent trompée, mais comme une femme l’est, par des idées généreuses, par des sentiments chaleureux dont la portée échappe d’abord au calcul.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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La légèreté ordinaire des Français leur fait désirer le changement à cause de l’ennui qu’ils ont des choses présentes.
En France surtout on confond avec entêtement femme libre et femme facile, l’idée de facilité impliquant une absence de résistance et de contrôle, un manque, la négation même de la liberté.
Faire simple, ce n’est pas faire médiocre, ou même banal, c’est au contraire avoir le respect des français, être exemplaire.
Il n’y a pas de liberté là où le public n’est pas assez intelligent pour aimer les opinions contradictoires. Un tel état d’esprit semble avoir existé en France vers le milieu du dix-huitième siècle : qui nous rendra ces temps sceptiques, ces temps bénis !
En France l’argent est un vilain péché. C’est pourquoi de plus en plus de Français vont se confesser en Suisse.
En politique, la France donne souvent l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
La France est un pays où le bon cœur éclate par accès, dans les plus violentes discordes.
Les Français ont une telle façon gourmande d’évoquer la bonne chère qu’elle leur permet de faire entre les repas des festins de paroles.
Les Français vont instinctivement au pouvoir ; ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or, l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes.
Le goût des bonnes choses de chez nous, l’amour de nos grands vins ont créé, entre tous les braves gens de France, sans distinction de naissance ni de fortune, une fraternité autrement plus solide que celle de la politique.

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