Une grande aversion présente est souvent le seul signe d’un grand amour passé.
1804-1869Une grande aversion présente est souvent le seul signe d’un grand amour passé.
1804-1869Partager sur
Source vérifiée
Causeries du lundi
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Le sentiment amoureux se mesure à l’ampleur du manque, à l’état fiévreux dans lequel l’absence de l’autre nous plonge.
Toujours l’impatience à l’amour est mêlée.
L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser. L’amour a cela de commun avec les scrupules, qu’il s’aigrit par les réflexions et les retours que l’on fait pour s’en délivrer. Il faut, s’il se peut, ne point songer à sa passion pour l’affaiblir.
Les signes du désamour sont plus visibles que ceux de l’amour.
La fuite en amour ne vaut que pour celui qui a cessé d’aimer.
Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle.
Il n’y a qu’un précepte : s’aimer. Aimer les autres est un a posteriori.
De la même manière qu’un amour achevé nous enferme dans le passé, jusqu’à nous abrutir de mélancolie, un amour qui s’ébauche nous projette dans l’avenir, jusqu’à nous abrutir d’espoir.
La cause qui fait cesser d’aimer peut être un vice ; celle qui change un tendre amour en une amitié non moins vive ne saurait être équivoque.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.