Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser. L’amour a cela de commun avec les scrupules, qu’il s’aigrit par les réflexions et les retours que l’on fait pour s’en délivrer. Il faut, s’il se peut, ne point songer à sa passion pour l’affaiblir.
Image : Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser....

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- C’est pour vous rappeler à la réalité. L’amour lui-même, qui est une des rares choses auxquelles nous puissions, dans cette vallée d’erreurs et de larmes, dans cette galerie de faux-semblants, être tentés de croire, est frappé de malédiction. Il l’emporte de très loin sur toutes les bassesses du monde — mais il lui appartient encore : il en partage la misère. Reflet du sacré, il est un rêve, une nuée, une illusion scintillante. Un peu plus haut que tout le reste, il est une des facettes les plus brillantes et les plus enivrantes du néant de ce monde.
- Quand on commence à devenir amoureux d’une femme, à défaut des paroles qu’on n’ose lui dire et qui seraient l’expression de l’amour que l’on ressent déjà et que l’on a besoin d’épancher d’une façon quelconque, on laisse son regard dire, et cela malgré soi…
- L’amour aide à comprendre tant de choses où l’esprit ne suffirait pas.
- N’est-ce pas vouloir détrôner la perfection que d’essayer à tuer les charmes de la mémoire et les espérances qui survivent à un amant perdu, précisément parce qu’il n’a réveillé que des désirs, tout ce que l’amour a de plus beau, de plus séduisant.
- Tout ce qu’on pourrait conseiller, si les conseils avaient ici un sens, c’est d’aimer de préférence qui on aimera toujours lorsqu’on ne l’aimera plus. L’amour crée la tendresse, qui survit à l’amour.
- Toutes les histoires d’amour sont des projections. A travers l’autre on est amoureux d’une partie de soi qu’on n’a pas exploitée, la partie perdue de soi-même.
- Pitié. Ce sentiment qui n’a rien à voir avec l’amour. Il en est plutôt le contraire et il détruit tout autant celui qui le ressent que celui qui l’inspire.
- Raisonner sur l’amour, c’est perdre la raison.
- Le coeur préfère l’amour qui fait souffrir à l’indifférence qui laisse isolé.
- Quand il est le fruit d’une réflexion, l’amour est fragile : qui a aimé n’a-t-il pas aimé dès le premier regard ?
- De la même manière qu’un amour achevé nous enferme dans le passé, jusqu’à nous abrutir de mélancolie, un amour qui s’ébauche nous projette dans l’avenir, jusqu’à nous abrutir d’espoir.
- L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
- L’amour, c’est forcément la déception. Tu cristallises. Tu projettes.
- L’amour, après tout, n’est qu’une curiosité supérieure, un appétit de l’inconnu qui vous pousse dans l’orage, poitrine ouverte et tête en avant.
- J’ai eu beaucoup de difficulté avec l’amour, car il est impossible d’expliquer philosophiquement pourquoi on aime et veut être aimé par telle personne précise à l’exclusion de toute autre.