Toujours l’impatience à l’amour est mêlée.
Écrivain, 1606-1684Toujours l’impatience à l’amour est mêlée.
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Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 2 La Suivante (1637), acte V
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L’amour est sans patience. Peut être il espère trop, peut être la moindre négligence lui apparaît elle comme une sorte d’insulte.
L’amour, parfois, ça vous tombe dessus et on se retrouve assommé.
Ce n’est pas aimer que d’aimer pour quelques jours : l’amour qui ne s’accroît pas de jour en jour est une passion misérable.
Le sentiment amoureux se mesure à l’ampleur du manque, à l’état fiévreux dans lequel l’absence de l’autre nous plonge.
L’amour est une panique de la raison.
L’amour est un caprice dont la durée ne dépend pas de nous, et qui est sujet au dégoût comme au repentir.
L’amour est assommant quand on n’aime plus. Tout ce temps perdu.
Le moment de la possession est une crise de l’amour.
Espérer ne suffit plus à qui cesse d’aimer.
L’amour des créatures est suivi des plus cruelles incertitudes : on doute toujours si l’on est aimé comme l’on aime.

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