Regretter ce que l’on aime est un bien, en comparaison de vivre avec ce que l’on hait.
Écrivain, 1645-1696 Image : Élisabeth Louise Vigée Le Brun / After Pierre Drevet / After Jean Dieu de Saint-Jean, Domaine public, Wikimedia Commons Regretter ce que l’on aime est un bien, en comparaison de vivre avec ce que l’on hait.
Écrivain, 1645-1696 Image : Élisabeth Louise Vigée Le Brun / After Pierre Drevet / After Jean Dieu de Saint-Jean, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Les Caractères (1688), Du Cœur
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il vaut mieux être détesté pour qui vous êtes que d’être aimé pour quelqu’un que vous n’êtes pas. C’est parfois un signe de votre valeur si vous êtes détesté par les bonnes personnes.
Le chagrin de l’absence d’un être cher est un bonheur comparé à la vie avec une personne que l’on déteste.
Le bien, c’est l’amour. Aimer les autres, c’est détester la souffrance et l’injustice que la société mauvaise entretient.
Si nous la trouvons mauvaise et dure, il faut l’aimer cependant, et la réaliser meilleure, non par le désespoir et la violence, mais par le travail.
Aimer, c’est donner raison à l’être aimé qui a tort.
Le risque d’aimer, c’est d’aimer autant les défauts que les qualités, ils sont indissociables.
La haine pour les favoris n’est autre chose que l’amour de la faveur…
J’apprends que dans la vie il ne faut jamais rester indifférent. Qu’il faut aimer ou haïr.
Il faut haïr très peu, car c’est très fatigant. Il faut mépriser beaucoup, pardonner souvent et ne jamais oublier. Le pardon ne peut entraîner l’oubli ; pour moi, du moins.
On ne trouve de bon dans la vie que ce qui la fait oublier.

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