Une chose folle et qui découvre bien notre petitesse, c’est l’assujettissement aux modes quand on l’étend à ce qui concerne le goût, le vivre, la santé et la conscience.
Image : Une chose folle et qui découvre...

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- Il y a de certaines choses dont la médiocrité est insupportable : la poésie, la musique, la peinture, le discours public.
- Le plaisir de la critique nous ôte celui d’être vivement touchés de très belles choses.
- Est-ce qu’en marchant dans les traces de l’autre, on arrive à pénétrer sa conscience et à le voir de l’intérieur ?
- Disséquer le corps humain, c’est détruire sa beauté; et pourtant, par cette dissection, la science arrive à y reconnaître une beauté d’un ordre bien supérieur et que la vue superficielle n’aurait pas soupçonnée.
- Perdre conscience de ce qu’on est, de ce que l’on devient, c’est en quelque sorte renaître...
- Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
- Il y a dans le fait de naître une telle absence de nécessité, que lorsqu’on y songe un peu plus que de coutume, faute de savoir comment réagir, on s’arrête à un sourire niais.
- Il fallait se méfier de la méchanceté qui semble être un luxe qu’on peut se permettre, quand on est jeune, car la vérité est tout autre : la méchanceté est une lumière froide dans laquelle les choses perdent leurs couleurs, et ce définitivement.
- Le fait même de percevoir, de porter attention, est du genre sélectif : chaque attention, chaque fixation de notre conscience, comporte une omission délibérée de ce qui ne nous intéresse pas.
- Penser, ce n’est pas unifier, rendre familière l’apparence sous le visage d’un grand principe. Penser, c’est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
- Un acte d’ostentation est toujours une faute de goût; le luxe où l’on met de l’ostentation pèche contre lui. Cela vient de ce que le Moi s’étale dans toute chose d’ostentation, et qu’il n’y a rien de plus mauvais goût que le moi.
- Diversion, distraction, fantaisie, changements de la mode, de la nourriture, amour et paysage. Nous en avons besoin comme de l’air.
- Quand on a un homme dans sa vie, on s’interroge sur des choses idiotes, la tenue du rouge à lèvres, la forme du soutien-gorge, la couleur des cheveux. Ça occupe le temps. C’est gai.
- A force de se moquer de ceux à qui on accepte de ressembler, on devient de ceux-là.
- Sous le charme du parfum, mais sans s’en rendre compte, les gens changeaient de physionomie, d’attitude, de sentiments.