Citations de Jean de La Bruyère – Page 2

Écrivain · moraliste · précepteur · trésorier général de France

72 citations, dont 59 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Femme, Bonheur, Sagesse, Vieillesse.

Œuvre citée : Les Caractères (1688).

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Naissance
16 août 1645
Décès
11 mai 1696
Nationalité
Française

Les citations

  1. La plupart des hommes, pour arriver à leurs fins, sont plus capables d’un grand effort que d’une longue persévérance.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme
  2. Si une belle femme approuve la beauté d’une autre femme, on peut conclure qu’elle a mieux que ce qu’elle approuve.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Des Jugements
  3. Une femme inconstante est celle qui n’aime plus ; une légère, celle qui déjà en aime un autre ; une volage, celle qui ne sait si elle aime et ce qu’elle aime ; une indifférente, celle qui n’aime rien.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Des Femmes
  4. [La philosophie] elle nous fait vivre sans une femme, ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme
  5. La science des détails, ou une diligente attention aux moindres besoins de la république, est une partie essentielle au bon gouvernement.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Du Souverain ou de la République
  6. Il y a une fausse modestie qui est vanité, une fausse gloire qui est légèreté, une fausse grandeur qui est petitesse ; une fausse vertu qui est hypocrisie, une fausse sagesse qui est pruderie.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Des Femmes
  7. Si la pauvreté est la mère des crimes, le défaut d’esprit en est le père.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme
  8. Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé pour être avare.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme
  9. À parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme
  10. Il y a d’étranges pères, et dont toute la vie ne semble occupée qu’à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme
  11. Il y a de certaines gens qui veulent si ardemment et si déterminément une certaine chose que de peur de la manquer, ils n’oublient rien de ce qu’il faut faire pour la manquer.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur
  12. La critique souvent n’est pas une science ; c’est un métier, où il faut plus de santé que d’esprit, plus de travail que de capacité, plus d’habitude que de génie.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Des Ouvrages de l’esprit
  13. C’est rusticité que de donner de mauvaise grâce : le plus fort et le plus pénible est de donner : que coûte-t-il d’y ajouter un sourire ?
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De la Cour
  14. La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie à rendre l’autre misérable.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De l’Homme
  15. Cet homme si sage, le conseil de toute une ville, fera-t-il de lui-même cette démarche si raisonnable ? Y entraînera-t-il sa femme ? Ne faudra-t-il point pour les remuer tous deux la machine du directeur ?
    Source vérifiée Les Caractères (1688), De Quelques Usages
  16. Il faut faire comme les autres » : maxime suspecte, qui signifie presque toujours : « il faut mal faire » dès qu’on l’étend au delà de ces choses purement extérieures, qui n’ont point de suite, qui dépendent de l’usage, de la mode ou des bienséances.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Des Jugements
  17. Vouloir oublier quelqu’un, c’est y penser. L’amour a cela de commun avec les scrupules, qu’il s’aigrit par les réflexions et les retours que l’on fait pour s’en délivrer. Il faut, s’il se peut, ne point songer à sa passion pour l’affaiblir.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur
  18. Vivre avec ses ennemis comme s’ils devaient un jour être nos amis, et vivre avec nos amis comme s’ils pouvaient devenir nos ennemis, n’est ni selon la nature de la haine, ni selon les règles de l’amitié ce n’est point une maxime morale, mais politique.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur
  19. Il y a un sentiment de liberté à suivre ses caprices, et tout au contraire de servitude à courir pour son établissement : il est naturel de le souhaiter beaucoup et d’y travailler peu, de se croire digne de le trouver sans l’avoir cherché.
    Source vérifiée Les Caractères (1688), Du Cœur
  20. La vie se passe tout entière à désirer…
  21. Une femme n’est pas plus honorée par le nom de son mari que par le nom de son amant.
  22. Le chagrin de l’absence d’un être cher est un bonheur comparé à la vie avec une personne que l’on déteste.
  23. Qu’une femme soit à la fois coquette et dévote, c’est plus que ne peut supporter le plus humble des maris ; elle devrait heureusement choisir entre les deux.
  24. On regarde une femme savante comme on le fait d’une belle arme : c’est une pièce de cabinet, que l’on montre aux curieux.
  25. Le plus doux de tous les sons est celui de la voix de la femme que nous aimons.
  26. Si certaines personnes mouraient et que d’autres ne mouraient pas, la mort serait une terrible affliction.
  27. Quand nous sommes jeunes, nous couchons pour la vieillesse ; quand nous sommes vieux, nous épargnons pour la mort.
  28. Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir ; en dire du bien implique presque de la flatterie ; dire du mal d’eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c’est lâche.
  29. La valeur d’un homme s’estime dans ce monde d’après sa conduite.
  30. La vie est une tragédie pour celui qui sent et une comédie pour celui qui pense.
  31. Ah ! Combien de testateurs regretteraient en mourant et leur vie et leurs biens, s’ils pouvaient voir après leur mort les figures de leurs héritiers.
  32. Il est bon qu’il y ait dans le Monde des biens et des maux : sans cela, on serait désespéré de quitter la vie.

Biographie de Jean de La Bruyère

Jean de La Bruyère né le 16 août 1645 à Paris, dans une famille bourgeoise modeste. Juriste de formation, il devient trésorier général de France, puis précepteur de figures aristocratiques comme le duc de Bourbon. Il vit principalement à Paris et Versailles, menant une vie studieuse et discrète. En 1688, il publie "Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle", œuvre incisive qui chronique le XVIIe siècle avec un style rythmé favorisant la lecture à voix haute. À travers son ironie, il analyse la société et le comportement humain avec une acuité mordante.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Jean de La Bruyère de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.