Une tromperie bien intentionnée n’accroît-elle pas toujours l’affection ? Les maris ne sont jamais plus affectueux qu’après l’adultère occasionnel si indispensable à une vie conjugale bien équilibrée.
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- L’art conjugal, c’est de trouver la distance et l’aération qui permettent de faire vie qui dure entre époux, c’est surtout de découvrir le moyen de rétablir la paix et l’affection après les querelles et les satiétés réciproques.
- On fait des reproches à un amant; mais en fait-on à un mari, quand on n’a qu’à lui reprocher de n’avoir plus d’amour ?
- L’adultère donne généralement plus de peine qu’il ne cause de plaisir. Donc, au point de vue même de la volupté, sans la moindre acception de morale, c’est une grossière bêtise.
- Le mariage ressemble à un procès : il s’y trouve toujours une partie de mécontente; et si l’une dupe l’autre, la moitié des mariés joue certainement la comédie aux dépens de l’autre.
- Il vaut mieux être mal mariée que de souffrir de la passion.
- L’amour s’éteint par le bien qu’il souhaite, - L’amant alors se comporte en époux. - Ne saurait-on établir le contraire - Et renverser cette maudite loi ?
- Je suis même certain qu’une femme n’est mûre pour l’amour vrai qu’après avoir passé par toutes les promiscuités et tous les dégoûts du mariage qui n’est, suivant un homme illustre, qu’un échange de mauvaise humeur pendant le jour, et de mauvaises odeurs pendant la nuit.
- Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d’avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l’instinct viril. Juste crainte, mais qui n’est pas moins fondée pour la femme.
- Le mariage veut protéger la durée et l’intimité du lien sexuel et ainsi le rendre humain, mais il est aussi pour beaucoup ce qui ruine et la durée et l’intimité.
- Epouser une femme par amour, c’est trop souvent une folie romanesque, un tort de l’esprit; mais l’épouser pour la fortune, c’est un manque de délicatesse, c’est une flétrissure du coeur.
- Il vaut mieux encore rompre le mariage que de se courber et de mentir.
- Dans le mariage moderne, la porte de l’adultère reste toujours entr’ouverte.
- La vie d’un honnête homme est quelque chose de très plat. Que lui reste-t-il, puisqu’il s’est retranché le désir de plaire ? Il aime sa femme, si l’on peut aimer une femme à qui l’on n’a pas à faire la cour.
- Le mariage peut accepter et même parfois s’enrichir de ce qui, pour l’amour, est une souffrance qu’il tolère mal.
- Le mariage n’est souvent qu’un échange de grognements réciproques durant le jour et de ronflements pendant la nuit. C’est de l’ennui à deux.