L’amour s’éteint par le bien qu’il souhaite,
L’amant alors se comporte en époux.
Ne saurait-on établir le contraire
Et renverser cette maudite loi ?
Poète, 1621-1695L’amour s’éteint par le bien qu’il souhaite,
L’amant alors se comporte en époux.
Ne saurait-on établir le contraire
Et renverser cette maudite loi ?
Poète, 1621-1695Partager sur
Source vérifiée
Fables de La Fontaine
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’amour ne laisse pas de pâtir des lâchetés qu’il suggère. Sa seule chance de persister dans le mariage est que l’on soit l’un envers l’autre comme si on ne s’aimait pas.
Il est malheureusement bien vrai que, sans le loisir et l’argent, l’amour ne peut être qu’une orgie de roturier ou l’accomplissement d’un devoir conjugal.
Un homme n’est pas coupable d’aimer la femme d’autrui, s’il tient cette passion malheureuse asservie à la loi du devoir ; il est coupable d’aimer sa propre femme au point d’immoler tout à son amour.
Un amour sans discernement est, chez un mari, une faute qui peut préparer tous les crimes d’une femme !
L’amour est gâché non seulement par le mariage, mais par la seule possibilité du mariage. Le spectre du mariage, agitant ses chaînes – les chaînes du mariage, il va sans dire ! – empoisonne tout amour avec une jeune fille.
Le droit, le devoir d’un homme qui n’aime plus une femme, c’est de courir en aimer une autre, immédiatement, afin que sur ce triste monde où elle est si rare, il ne se perde pas une parcelle de joie.
L’allégation du mariage n’est pas excuse légitime contre l’amour.
Dans le mariage, on fait l’amour par besoin, par devoir. Dans l’amour, on fait l’amour par amour.
L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
Éviter de tomber dans les rets de l’amour est moins difficile que de s’en dégager.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.