De la naissance à la mort, on branche nos vies sur pilotage automatique, et il faut un courage surhumain pour en dévier le cours.
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L'amour dure trois ans
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Planifier, structurer. Mots de notre temps et qui viennent à la bouche de ceux qui ne font rien sans d’infinies précautions préalables. Peur du risque, de l’aventure, du combat, de la vie.
La vie est une machine à explorer notre insensibilité.
Il faut dévorer la vie.
Je crois que la lutte contre la mort, la volonté d’exister irraisonnée et tenace est l’impulsion qui fait vivre et agir tous les hommes remarquables.
L’épreuve du courage n’est pas de mourir, mais de vivre.
Cette émulation à inventer des routes plus légitimes vers une mort qu’on l’on a dans sa poche depuis l’âge de raison.
Il y eut, jadis, une main pour nous conduire à la vie. Un jour y aura-t-il une main pour nous conduire à la mort ?
On a le droit de bâtir sa vie sur un pressentiment.
Il faut avoir au moins une certitude : celle de rester maître de sa mort et de pouvoir en choisir l’heure et le moyen.
Un corps est en réalité une machine à survie aveuglément programmée par ses gènes égoïstes.

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