La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu’on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l’humanisme.
Écrivain, 1935-2024La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu’on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l’humanisme.
Écrivain, 1935-2024Partager sur
Source vérifiée
Remontrance à la ménagère de moins de cinquante ans
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La culture n’est pas un supplément d’âme que s’offrirait une société de consommation repue. Elle est notre boussole.
Une culture se doit d’être insatisfaite. Sinon elle succombe.
La culture n’est pas un plaisir. La culture, c’est un effort permanent de l’être pour échapper à sa vile condition de primate sous-civilisé.
La finalité de toute culture c’est de rendre superflue ce que nous appelons la politique, mais indispensable à l’humanité les sciences et les arts.
Nos dirigeants n’ont pas de politique culturelle forte. Ils ont tendance à voir la culture comme une distraction, non comme le point de départ de l’émancipation du peuple, qui permet d’ancrer une nation dans l’histoire du monde.
Et si l’on a pu dire enfin que le romantisme avait pris en tout le contre-pied du classicisme, la grande raison en est que le classicisme avait fait de l’impersonnalité de l’œuvre d’art l’une des conditions de sa perfection.
Presque tout ce qui caractérise l’humanité se résume par le mot culture.
Une civilisation meurt quand elle recule sur ses principes et ses valeurs, et quand ceux qui les remettent en question avancent.
L’empire du fait qui avait porté si haut notre civilisation est à peu près ruiné par un mauvais usage de la raison.
On dirait qu’au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.