Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Écrivain, 1935-2024Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Écrivain, 1935-2024Partager sur
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Remontrance à la ménagère de moins de cinquante ans
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La télévision doit pouvoir, à l’occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d’égal à égal au jaillissement de faits, d’idées et d’opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.
Ce n’est pas nier à la télévision son pouvoir et ses mérites que de porter parfois son regard ailleurs.
La télévision abrutit les gens cultivés et cultive les gens qui mènent une vie abrutissante.
S’il y a deux substantifs que je redoute quand on parle de télévision, c’est « culture » et « éducation ».
La télévision publique a une spécificité irréductible. Sa participation à l’équilibre de la vie démocratique structure l’ensemble de son organisation.
La télé voyeuse, celle qui lorgne par le trou de la serrure, celle qui fait son beurre de la détresse morale, de la misère sexuelle, celle qui filme les désœuvrés de la télé-réalité comme des rats de laboratoire, ne sera jamais la mienne.
La vie n’imite pas l’art, elle imite la mauvaise télévision.
Depuis que toutes les chaînes se livrent cette bataille pour l’audimat, parler de l’intelligence à la télévision, c’est comme si l’on distribuait des guides gastronomiques au Sahel !
La culture est basée sur l’individu, les médias mènent vers l’uniformité ; la culture éclaire la complexité des choses, les médias les simplifient.
La culture de la médiasphère est éphémère dans le court terme, et persiste pourtant dans la mémoire des consciences.

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