La télévision publique a une spécificité irréductible. Sa participation à l’équilibre de la vie démocratique structure l’ensemble de son organisation.
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- Télévision. On a dit beaucoup trop de mal de la télévision, alors qu’on aurait dû lui en faire, en fusillant par exemple l’ensemble de ses journalistes et de ses animateurs. Ca pour commencer.
- Faire de la télévision, c’est comme faire de la politique : chaque matin, nous sommes sanctionnés par le verdict des sondages d’audience.
- Ce n’est pas nier à la télévision son pouvoir et ses mérites que de porter parfois son regard ailleurs.
- La télévision doit pouvoir, à l’occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d’égal à égal au jaillissement de faits, d’idées et d’opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.
- La télévision, c’est le gouvernement dans la salle à manger de chaque Français.
- La télévision de la connaissance sera bientôt le privilège des riches et l’instrument privilégié des inégalités.
- La télé voyeuse, celle qui lorgne par le trou de la serrure, celle qui fait son beurre de la détresse morale, de la misère sexuelle, celle qui filme les désoeuvrés de la télé-réalité comme des rats de laboratoire, ne sera jamais la mienne.
- La télévision c’est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre.
- En politique comme ailleurs, y compris en amour, le succès est à ceux qui savent jouer, sur la scène publique, des rôles de composition et connaissent les lois de l’éloquence.
- Parents, ne prenez pas à la légère ce risque terrible que la télévision de masse fait courir à vos enfants, comme d’ailleurs à vous-mêmes.
- Un monde régi par les médias. La culture du commérage.
- La télévision offre à l’intelligence un terrain bien plus riche à labourer, un terreau aussi complexe que le réel même peut l’être.
- Un gouvernement doit faire croire qu’il gouverne, mais ses décisions sont dictées par les équilibres des partis et des circonstances.
- Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
- La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d’une démocratie représentative à une démocratie d’opinion, puis d’émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.