S’il y a deux substantifs que je redoute quand on parle de télévision, c’est « culture » et « éducation ».
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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La télévision doit pouvoir, à l’occasion, renoncer à ses oripeaux institutionnels pour se frotter d’égal à égal au jaillissement de faits, d’idées et d’opinions qui agitent, secouent, bousculent le corps social.
La télévision abrutit les gens cultivés et cultive les gens qui mènent une vie abrutissante.
La télé voyeuse, celle qui lorgne par le trou de la serrure, celle qui fait son beurre de la détresse morale, de la misère sexuelle, celle qui filme les désœuvrés de la télé-réalité comme des rats de laboratoire, ne sera jamais la mienne.
Il en est de la culture à la télévision comme des habitants des villes : rejetée à la périphérie.
Ce n’est pas nier à la télévision son pouvoir et ses mérites que de porter parfois son regard ailleurs.
La vie n’imite pas l’art, elle imite la mauvaise télévision.
La culture est basée sur l’individu, les médias mènent vers l’uniformité ; la culture éclaire la complexité des choses, les médias les simplifient.
La télévision offre à l’intelligence un terrain bien plus riche à labourer, un terreau aussi complexe que le réel même peut l’être.
Le paradoxe de l’éducation, c’est qu’en devenant conscient on se met à examiner la société dans laquelle on est éduqué.
La télévision de la connaissance sera bientôt le privilège des riches et l’instrument privilégié des inégalités.

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