En politique, j’ai accédé au stade jubilatoire de la désillusion.
Écrivain Image : JB Charpentier, CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
En politique, j’ai accédé au stade jubilatoire de la désillusion.
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L’agonie a ses ruades. En langue politique, cela s’appelle réaction.
Je me suis toujours tenu à distance du politique. Je m’en suis toujours méfié et je refuse les zones opaques en politique.
La politique est, par définition, un lieu de passion. Donc, d’enthousiasme et de souffrance.
J’ai la passion innée de contredire les gens, toute mon existence ne fut en somme qu’une suite de contradictions malheureuses entre mon cœur et mon cerveau, la présence d’un enthousiaste me glace.
Je laissai ainsi bifurquer mon premier amour, comme plus tard je laissai bifurquer ma politique, de la façon la plus maladroite.
J’ai l’impression d’être un vase qui fuit : l’orgueil, la dignité, le courage coulent par toutes mes fissures. Seule demeure la terreur. Une terreur qui me dévore, qui m’aveugle.
Je m’abandonnais parfois à des mouvements d’impatience. J’explosais en vulgarités qui débondent.
Il y a une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique.
Ceux qui s’accrochant au pouvoir après avoir été désavoués lors d’une consultation nationale et profitent de la confusion qu’ils ont créée pour tenter de se rétablir appartiennent à la confrérie des politiciens habiles, désinvoltes et cyniques.
La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles.

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