Ceux qui s’accrochant au pouvoir après avoir été désavoués lors d’une consultation nationale et profitent de la confusion qu’ils ont créée pour tenter de se rétablir appartiennent à la confrérie des politiciens habiles, désinvoltes et cyniques.
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- Une grande partie de la rhétorique républicaine est meilleure que celle des démocrates. Mais quand ils sont au pouvoir, c’est à peu près la même chose. C’est servir leurs partisans, c’est le bien-être des entreprises, c’est le copinage qui est si destructeur, en particulier pour les défavorisés.
- L’opposition entre les dominants et les dominés fait ainsi son grand retour. Les "people" ont remplacé le peuple. L’idéologie dominante, majoritairement dans les milieux du pouvoir, de plus en plus minoritaire dans les couches populaires, renvoie comme toujours à une classe dominante.
- La concentration des pouvoirs et la servitude individuelle croîtront donc, chez les nations démocratiques, non seulement en proportion de l’égalité, mais en raison de l’ignorance.
- Il me paraît donc certain que non seulement les gouvernements n’ont point commencé par le pouvoir arbitraire, qui n’en est que la corruption, le terme extrême, et qui les ramène enfin à la seule loi du plus fort, dont ils furent d’abord le remède.
- L’instrumentalisation de la liberté religeuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l’ordre établi, l’accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d’un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés.
- Les hommes politiques deviennent automatiquement pessimistes le jour où le jeu de bascule les éloigne du pouvoir.
- Ce ne sont pas les mécontents qui prendront le pouvoir mais ceux qui auront su tourner le mécontentement à leur profit.
- Les hommes au pouvoir ne doivent jamais attendre que les sentiments qu’on leur témoigne soient totalement désintéressés. Les gens, lorsqu’ils s’inclinent devant eux, cherchent toujours sur le tapis quelque miette de puissance à y ramasser.
- Nous savons que la passion, le préjugé, le parti, et même la bonne volonté, tentent beaucoup de ceux qui conservent un caractère juste avec le monde à s’écarter de la vérité dans le laxisme de la conversation.
- Vous pensiez qu’une cause qui n’est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l’aveu de sa propre faiblesse, mais vous n’imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l’humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.
- L’incapacité de ceux qui sont au pouvoir à faire taire la voix de leur propre conscience est la grande force menant au changement.
- Les chemins de la liberté passent nécessairement par le refus de la soumission, la remise en cause de l’ordre établi et la critique du pouvoir.
- La notion de parti peut très bien aller sans la démocratie. Cela peut arriver quand un parti ou un groupe d’hommes s’imagine détenir la vérité absolue. C’est pourquoi l’Assemblée et les députés ont besoin aujourd’hui d’une cure de modestie.
- De graves erreurs de gouvernement sont causées par la peur d’accomplir des changements internes radicaux alors même que le besoin en a été clairement perçu.