C’est bien du bruit pour un seul mort, dit-il. On ne fait pas tant de foin que ça pour la vie humaine au Maroc.
Poète, 1897-1982C’est bien du bruit pour un seul mort, dit-il. On ne fait pas tant de foin que ça pour la vie humaine au Maroc.
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Les beaux quartiers
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C’est curieux comme on est, avec les morts : d’abord on jette dessus plein de bruits, de prières et de cris, ensuite on les recouvre sous des pelletées de silence. Dans les deux cas on ne veut rien en voir.
Si vous êtes vivant, faites beaucoup de bruit, car la vie est tout le contraire de la mort.
C’est dégueulasse la mort, ceux qui disent le contraire… Sont des foutus menteurs.
Un Français ne croit pas à la fatalité. La fatalité, c’est l’excuse des âmes sans volonté.
Sur le seuil du grand silence, on se rend compte que la vie n’est pas envoûtante parce qu’elle l’EST. Elle l’EST parce qu’elle est le contraire de la mort.
On ne communiquait pas mieux dans la mort qu’on ne l’avait fait dans la vie.
Si l’on ne peut plus rire de la mort, autant se flinguer.
Phonographe. Jouet irritant qui redonne la vie à des bruits morts.
Peut-être qu’il est doux d’être mort. Il ne l’est pas assurément de mourir.
Les bêtes, qui ne savent pas qu’elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n’avons qu’un instrument : le rire.

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