La veillée autour du feu de la cuisine. Tout en écossant les légumes pour l’hiver, on causait des menus événements du jour, et Bibi Cholion faisait des plaisanteries dont les soeurs s’amusaient. C’était le couarail ordinaire des villages lorrains.
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- Partout les enfants le suivaient, s’amusaient à le mettre en colère, à s’en épouvanter, à lui jeter des quolibets et des pierres. Il devint le souffre-douleur qu’il y a toujours dans un village.
- Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l’ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l’ai encore moins compris. C’était frustrant; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
- Rien qu’une guêpe bourdonnant, dehors, autour d’un cruchon. Et, avec ce faible bruit, c’est l’été qui entre dans la cuisine et caresse une botte d’oignons pendue à un clou.
- Maman n’aimait pas beaucoup faire la cuisine : Pourquoi passer l’après-midi à préparer un repas qui sera avalé en une heure, quand dans le même temps, je pourrais peindre un tableau qui durera toujours ?
- Peut-on manger à temps quand les cuisiniers et les clients entrent tous à la même heure dans la cuisine ?
- S’ils mangaient du pain au beau temps, les fringales arrivaient avec la pluie et le froid, les danses devant le buffet, les dîners par coeur, dans la petite Sibérie de leur cambuse.
- La plèbe, c’était nous. La plèbe, c’étaient ces disputes pour la nourriture et le vin, cet énervement contre ceux qui étaient mieux servis et en premier, ce sol crasseux sur lequel les serveurs passaient et repassaient et ces toasts de plus en plus vulgaires.
- Venger, je vous le dis : c’est lamper froid le plat que l’autre a cuisiné trop chaud.
- Qui boude sa nourriture rend son derrière bien étonné.
- C’ est une histoire d’ amour la cuisine, il faut tomber amoureux des produits et puis des gens qui les font.
- On doit essayer de manger un peu plus local, et de montrer aux enfants que des gens cultivent des produits chez nous tous les jours. Le répéter et le défendre, c’est aussi notre mission de cuisinier.
- De village en village, ma réputation commençait à me précéder. L’affluence augmentait, on m’apportait de quoi manger, des pansements, et même des livres. Je m’étais fixé une règle : ne pas rester plus de vingt-quatre heures au même endroit.
- Risquer de ne plus être seul dans la cuisine au petit déjeuner, alors que le goût même du café au lait semble fait pour la solitude fraîche et bleue du matin.
- Le fait reste que, même pour les moins gourmets, les moins gourmands ou les moins goinfres, vivre ensemble, c’est en partie manger ensemble.
- La littérature et la gastronomie sont inséparables, l’une est la fille de l’autre. La gastronomie est née le jour ou de grands écrivains ont consacré leur talent aux choses de la table. L’oeuvre des cuisiniers n’a de raison de durer... Qu’autant que les gourmets en parlent et en écrivent.