Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l’ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l’ai encore moins compris. C’était frustrant; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
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- Je crains malheureusement qu’on ne s’attache pas à une femme avec des vertus culinaires. Avec des vertus d’aucune sorte d’ailleurs.
- La veillée autour du feu de la cuisine. Tout en écossant les légumes pour l’hiver, on causait des menus événements du jour, et Bibi Cholion faisait des plaisanteries dont les soeurs s’amusaient. C’était le couarail ordinaire des villages lorrains.
- Maman n’aimait pas beaucoup faire la cuisine : Pourquoi passer l’après-midi à préparer un repas qui sera avalé en une heure, quand dans le même temps, je pourrais peindre un tableau qui durera toujours ?
- Peut-on manger à temps quand les cuisiniers et les clients entrent tous à la même heure dans la cuisine ?
- Je n’ai jamais trop aimé les femmes qui tiennent leur sexe autour du cou comme des babioles. Je pense que cela devrait être découvert. C’est plus intéressant de découvrir le sexe chez une femme que de l’avoir jeté sur vous, comme une Marilyn Monroe ou ces types-là. Pour moi, elles sont plutôt vulgaires et évidentes.
- Les femmes de la maison jouent entre elles, parce qu’elles s’aiment de coeur, mais elles ne comprennent pas le vice pour le vice. Elles aiment que le sentiment les associe et les accouple tête-bêche sur le lit saccagé.
- Les femmes me dégoûtent. Mais, un jour ou l’autre, j’essayerai. Il renifla et conclut sourdement : - Je méprise les femmes, parce qu’elles sont à la portée de tous. Goûter le plaisir avec une femme, l’épicier du coin peut le faire.
- J’ai connu un homme qui déjeunait deux fois et qui dormait deux fois. Une fois avec sa femme, une fois avec sa maîtresse. Il s’étonnait de grossir.
- Puis la nuit, doucement, était tombée, et nous étions toujours ensemble, silhouettes en ombres on ne peut plus chinoises éclairées par intermittence par de mouvants jeux de lumière liquide verte et rouge.
- Je ne suis pas du tout un playboy. J’ai passé mon temps à tomber amoureux de telle ou telle fille et de le lui dire avec un tel épanchement de passion et de tendresse, que rien quoi, ça se terminait toujours dramatiquement.
- Je me permets quelquefois de réfléchir entre mes repas, ce qui me fait perdre énormément de temps.
- Les hommes savent les désastres que certains mots déclenchent dans le coeur des filles : et nous, pauvres idiotes, nous pâmons et tombons dans le piège, excitées qu’un homme nous en ait enfin tendu un.
- Venger, je vous le dis : c’est lamper froid le plat que l’autre a cuisiné trop chaud.
- Nous avons affaire à des hommes. Nous serions naïfs d’espérer uniquement de l’intelligence et du dévouement. C’était fatal que nous rencontrions aussi l’abjection, la sottise.