Je me permets quelquefois de réfléchir entre mes repas, ce qui fait perdre énormément de temps.
Écrivain, 1873-1914Je me permets quelquefois de réfléchir entre mes repas, ce qui fait perdre énormément de temps.
Écrivain, 1873-1914Partager sur
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Cahiers de la quinzaine
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J’ai compris que quoi qu’on fasse, au fond, on perd son temps, alors autant choisir la folie.
Le contexte et les souvenirs jouent un grand rôle dans tous les vrais bons repas qu’une personne prendra dans sa vie.
Un repas est insipide, s’il n’est assaisonné d’un brin de folie.
Les érections de la pensée sont comme celles du corps ; elles ne viennent pas à volonté ! Et puis je suis une si lourde machine à remuer ! Il me faut tant de préparations et de temps pour me remettre en train !
Se défaire des habitudes quotidiennes du corps, c’est se donner la chance d’un autre rapport à la pensée.
On ne peut ni bien penser, ni bien aimer, ni bien dormir, si on n’a pas bien dîné.
L’habitude est une somnolence, ou tout au moins un affaiblissement de la conscience du temps.
Pour me fréquenter, il faut vouer un culte à la nourriture, sinon je deviens insupportable. Je suis dans ma grande période cuistot, je ne parle que de ça !
Dans l’insomnie, tout s’agrandit ou s’amenuise, comme un écart de mémoire qui nous livre aux erreurs de mensuration.
Parfois, je m’assieds et regarde la vie sous un angle différent.

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