Puis la nuit, doucement, était tombée, et nous étions toujours ensemble, silhouettes en ombres on ne peut plus chinoises éclairées par intermittence par de mouvants jeux de lumière liquide verte et rouge.
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- Je n’avais pas dormi depuis quarante-huit heures, ou plutôt j’avais sommeillé en permanence pendant cette interminable durée brumeuse de voyage ininterrompu, où, dans des heures égales, les jours ne se différenciaient pas des nuits.
- Il lui fallut un bon quart d’heure pour se retrouver vraiment à proximité des flammes, et il resta là à les observer depuis le couvert. Ce frémissement, la conjugaison du blanc et du rouge... C’était un feu étrange parce qu’il prenait pour lui une signification différente. Il ne brûlait pas; il réchauffait !
- La nuit s’épaississait ainsi qu’une cloison, et mes yeux dans le noir devinaient tes prunelles.
- Les nuits où nous avons dormi sont comme si elles n’avaient jamais été. Restent seules dans notre mémoire celles où nous n’avons pas fermé l’oeil : nuit veut dire nuit blanche.
- On doit souvent son éclat à l’obscurité de ceux qui nous entourent : ainsi le ver luisant ne brille que la nuit.
- Plus souvent la clarté venait de la nuit même.
- La nuit continuait de passer pendant que Yukiko poursuivait son rêve, et que ses longs cheveux noirs reflétaient l’obscurité comme un miroir.
- Dans la nuit épaisse qui nous entoure, est-il une lueur que nous puissions repousser ?
- Le Ciel en un moment quelquefois nous éclaire.
- Longtemps ce fut l’été. Une étoile immobile Dominait les soleils tournants. L’été de nuit Portait l’été de jour dans ses mains de lumière Et nous nous parlions bas, en feuillage de nuit.
- Oui, quel éblouissement pour mes yeux de te regarder à lumière vive du jour, puisque dans la nuit sépulcrale l’ombre imparfaite de ta beauté apparaît ainsi à travers le sommeil accablant à mes yeux aveuglés !
- II y aura toujours un couple frémissant Pour qui ce matin-là sera l’aube première II y aura toujours l’eau le vent la lumière Rien ne passe après tout si ce n’est le passant.
- Étrange rencontre par une nuit étrange.
- La nuit est un masque. La nuit efface les formes. La nuit supprime les témoins. La nuit rend fou aussi. Ce n’est plus la réalité. C’est une autre vie, sans visage, sans angle, sans matière. La nuit est une noyade.
- S’instruire nuit gravement à la connerie.