L’homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons L’homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
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Quand un homme allume du feu, la mort est chez lui avant qu’il soit éteint.
L’homme qui meurt doit mettre son ultime effort à se délester afin de s’élever plus vite et plus haut.
Voilà la vraye cause qui l’incita à conspirer et machiner la mort de la royne.
Il delivra sa mere de mort evidente, et remeit son ayeul sur le throsne.
Partir, c’est mourir un peu. » Il fit le choix de l’immortalité en demeurant obstinément dans son deux pièces-cuisine.
La vie a, comme un feu, fumée, flamme et cendre.
La folie, c’est la mort avec des veines chaudes.
Il a donc grimpé toute sa vie vers cette crête d’où l’on aperçoit l’autre côté des choses, qui est mort et massacre avec la clangorante épopée, la chevauchée renouée des paladins modernes.
L’homme qui s’attache à cueillir les plaisirs comme des fleurs, est saisi par la mort qui l’emportera comme un torrent débordé emporte un village endormi.
Barbarossa jubile. Il sent des papillons dans son ventre. Cette mort en direct, il la boit, comme une boisson grisante, il emplit son âme avec et il laisse la chaleur l’inonder jusqu’à l’ivresse.

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