La folie, c’est la mort avec des veines chaudes.
1809-1884La folie, c’est la mort avec des veines chaudes.
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Source secondaire
Écrits complets, vol. II (1838), p. 73
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Un peu profond ruisseau calomnié la mort.
Si vous ne pouvez pas vous réconcilier avec la chaleur de votre sang, calez-vous la tête sous l’eau. Vous allez mourir. Le suicide aussi est un poème, en un certain sens. Il paraît même que c’est une œuvre d’art.
Étonnant, cette manie qu’a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.
Au mal qu’on sent on ajoute celui qu’on craint ; la prévoyance de la mort la rend horrible et l’accélère.
La mort, si nous voulons nommer ainsi cette irréalité, est la chose la plus redoutable.
L’étreinte de la mort est comme la morsure d’un amant, qui fait mal et qu’on désire.
O malheur insensé, sans regret, sans angoisse ! De telles flammes, déchirantes et fêlées, me voici brûlant du désir de brûler. Entre la mort et la douleur physique – et le plaisir, plus profond que la mort et la douleur – je me traîne dans une nuit chagrine, à la limite du sommeil.
On s’arrête à une pompe alors que l’on n’a même pas besoin d’essence, on rencontre quelqu’un et la vie déraille. Non, le destin n’est pas cruel. Il est bête à pleurer.
Ce suicide affreux, le célibat.
Son cœur ne bat plus.
Parfait. Rien d’inquiétant dans un mort comme un cœur qui bat.

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