Voilà la vraye cause qui l’incita à conspirer et machiner la mort de la royne.
Traducteur, 1513-1593 Image : Furmeyer, Domaine public, Wikimedia Commons Voilà la vraye cause qui l’incita à conspirer et machiner la mort de la royne.
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Oeuvres de Plutarque traduites du grec
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Ne pouvant plus supporter l’idée de la mort, il se tue.
Il delivra sa mere de mort evidente, et remeit son ayeul sur le throsne.
Souhaiter la mort de quelqu’un, c’est l’assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes !
Étonnant, cette manie qu’a la nature de tuer tout ce qui est vivant et de laisser vivre tout ce qui est mort.
Le courage de la mort lui gonfla l’âme.
Sa tête est devenue un globe de sang où, dans l’œil gauche, rit la mort songeuse. Des avalanches au visage, des cratères mieux que fous, pis que hasardeux. Mutilation des traits, énucléation…
Le scandale est une guêpe importune contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement à moins d’être bien sûr de pouvoir la tuer ; sinon il reviendra à l’attaque plus furieux que jamais.
Dans l’univers du révolté, la mort exalte l’injustice. Elle est le suprême abus.
Tuer les nuances, c’est tuer la liberté, l’appétit de création, l’amour, le bonheur. C’est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon.
Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.

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