La définition du Beau est facile : il est ce qui désespère.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons La définition du Beau est facile : il est ce qui désespère.
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Variete ii
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Pour dire la chose très simplement, cette sagesse du désespoir que j’évoque, ce gai désespoir, consiste en une démarche très simple : il s’agit d’espérer un peu moins, et d’aimer un peu plus.
C’est au déclin de la vie qu’on en revient tristement à aimer le simple et l’innocent, désespérant du sublime.
C’est un amour bien pauvre,
Celui que l’on peut calculer.
À pauvre cœur petit souhait.
La jeunesse, l’impatience, le désir, l’espérance donnent son éclat au tout. Il y a une tristesse déchirante et de la beauté dans les soirs. Il n’y a rien, en vérité, qui ne soit beau dans le tout.
La folie des amants est la plus douce de toutes les folies.
La seule vraie tristesse est l’absence de désir.
En amour, comme en art, la délicatesse est la vertu des faibles.
Entre aimer et abîmer, prétendait mon père, il n’y a qu’une lettre de différence, le petit « b » de la beauté.
C’est très simple d’être heureux. Mais c’est très difficile d’être simple.

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