Pour dire la chose très simplement, cette sagesse du désespoir que j’évoque, ce gai désespoir, consiste en une démarche très simple : il s’agit d’espérer un peu moins, et d’aimer un peu plus.
Image : Pour dire la chose très simplement,...

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- Qu’est-ce qui nous manque pour être heureux, quand on a tout pour l’être et qu’on ne l’est pas ? Il nous manque la sagesse.
- Ni aimer, ni haïr, c’est la moitié de la sagesse humaine : ne rien dire et ne rien croire l’autre moitié. Mais avec quel plaisir on tourne le dos à un monde qui exige une pareille sagesse.
- La plus grande sagesse est de réaliser son manque.
- Quand on s’aperçoit qu’on a laissé mieux pour avoir moins bien, le plus sage est de revenir vite à ce qu’on a quitté. S’habiller à sa taille, et se chausser à son pied : voilà la sagesse.
- Comment n’êtes-vous pas révolté par la douleur humaine ? Cette sorte de placidité serait-elle la sagesse ?
- La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
- La seule vraie tristesse est l’absence de désir.
- Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
- Là où il y a de l’espoir, forcément, il y a des épreuves... Simplement, les espoirs sont rares, pour la plupart abstraits, et les épreuves innombrables, et pour la plupart, tout à fait concrètes. C’est également ce que j’ai appris par l’expérience.
- Je connais bien le sentiment de tristesse qu’inspire la précarité de toute chose, je l’éprouve à chaque fois qu’une fleur se fane. Mais il s’agit là d’une tristesse sans désespoir.
- Aimer à perdre la raison, aimer à n’en savoir que dire, à n’avoir que toi d’horizon, et ne connaître de saisons, que par la douleur du partir, aimer à perdre la raison.
- Je refuse de désespérer parce que désespérer, c’est refuser la vie. Il faut garder la foi.
- Surmonter sa peur, c’est le premier pas vers la sagesse dans la recherche de la vérité comme dans la quête d’une vie digne.
- Et là, tout devient simple. Il faut aimer ce qui advient, «amor fati», «aime ton destin», voilà ma formule pour toute chose. C’est d’ailleurs la formule de la joie, sinon du bonheur - du moins de la conjuration du malheur.
- Le subjonctif est le mode du doute et de l’espérance. Le subjonctif est le mode de l’amour.