Pour dire la chose très simplement, cette sagesse du désespoir que j’évoque, ce gai désespoir, consiste en une démarche très simple : il s’agit d’espérer un peu moins, et d’aimer un peu plus.
PhilosophePour dire la chose très simplement, cette sagesse du désespoir que j’évoque, ce gai désespoir, consiste en une démarche très simple : il s’agit d’espérer un peu moins, et d’aimer un peu plus.
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Gai desespoir
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Et là, tout devient simple. Il faut aimer ce qui advient, « amor fati », « aime ton destin », voilà ma formule pour toute chose. C’est d’ailleurs la formule de la joie, sinon du bonheur – du moins de la conjuration du malheur.
La seule vraie tristesse est l’absence de désir.
À pauvre cœur petit souhait.
Le bonheur c’est pas grand chose, c’est juste du chagrin qui se repose.
Je connais bien le sentiment de tristesse qu’inspire la précarité de toute chose, je l’éprouve à chaque fois qu’une fleur se fane. Mais il s’agit là d’une tristesse sans désespoir.
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
L’amour est un espoir. De là sa nuance de bassesse. Seulement, c’est un espoir envers soi-même, de pouvoir être assez bien pour plaire, etc. De là sa nuance de hauteur.
La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
Le subjonctif est le mode du doute et de l’espérance. Le subjonctif est le mode de l’amour.
Je refuse de désespérer parce que désespérer, c’est refuser la vie. Il faut garder la foi.

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