Aimer à perdre la raison, aimer à n’en savoir que dire, à n’avoir que toi d’horizon, et ne connaître de saisons, que par la douleur du partir, aimer à perdre la raison.
Image : Aimer à perdre la raison, aimer...

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- Regarder la vie en face, toujours, regarder la vie en face, et la connaître pour ce qu’elle est... Enfin, l’aimer pour ce qu’elle est, et ensuite, la mettre de côté.
- C’était béni, cet instant à aimer le temps qui vous fait comprendre qu’on a toute sa vie, aimé, et le moment où l’on peut lever la tête et dire : J’ai aimé. Oui, cela monte d’un fond infini, intarissable, interminablement, j’ai aimé.
- Si quitter ce monde est une réalité aussi forte que l’aimer, alors il doit y avoir une signification dans les rencontres et les séparations de la vie.
- On ne se fatigue pas de quelqu’un, vous savez, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. On veut bien avoir froid si le chauffage saute, mais on ne veut plus avoir mal si le coeur en fait autant. Cela s’appelle l’expérience.
- J’ai dit à mon coeur, à mon faible coeur : N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, c’est perdre en désirs le bonheur.
- Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
- Aimer, c’est jeter sur la vie une passerelle vers le merveilleux, et cela implique de déposer aux pieds de l’autre tout ce que l’on est : pleurs, inspirations, rêves et intestins.
- Car la douleur qui me serre le coeur raffermit, à chacun de ses battements, ma certitude qu’il est impossible d’autant aimer un que et de le perdre pour toujours.
- Et là, tout devient simple. Il faut aimer ce qui advient, «amor fati», «aime ton destin», voilà ma formule pour toute chose. C’est d’ailleurs la formule de la joie, sinon du bonheur - du moins de la conjuration du malheur.
- Jouir du moment, ce n’est pas s’y abandonner sans arrière-pensée, mais au contraire savoir intensément qu’on le vit, l’aimer pour lui-même, comme on aime tout ce qui va déjà mourir.
- Il me vient alors cette exaltation d’aimer à fond quelqu’un d’inconnu, et qui le reste à jamais : mouvement mystique : j’accède à la connaissance de l’inconnaissance.