La politique fut d’abord l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.
Écrivain, 1871-1945 Image : Henri Manuel, Domaine public, Wikimedia Commons La politique fut d’abord l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde.
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Regards sur le monde actuel (1931), Des partis
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La politique, c’est le présent désincarné ; elle ne tient compte ni du passé, ni de l’avenir, c’est une invention des hommes pour évacuer tranquillement le quotidien.
La politique abaisse tout ce qu’elle touche, l’Eglise comme le reste.
En politique, seuls savent s’arrêter ceux qui ne seraient pas partis.
Je me suis toujours tenu à distance du politique. Je m’en suis toujours méfié et je refuse les zones opaques en politique.
La politique n’a pas cessé d’être une manipulation qui se dénonce elle-même, puisqu’elle reste la poursuite par des couches particulières de leurs fins particulières sous le masque de l’intérêt général et par l’utilisation d’un instrument de nature universelle, l’État.
La politique, ça se fait à coups de pied dans les couilles.
Les hommes politiques deviennent automatiquement pessimistes le jour où le jeu de bascule les éloigne du pouvoir.
La caricature sert aussi indirectement à sauver la vie des hommes politiques. Pendant que le peuple rigole, il ne pense pas à mettre une tête au bout d’une pique.
J’avais vu que tout tenait radicalement à la politique, et que, de quelque façon qu’on s’y prît, aucun peuple ne serait que ce que la nature de son gouvernement le ferait être.
La politique est l’art d’oublier que la véritable sincérité ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit.

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