- Mathématiques. La préférence exclusive qu’on leur donne dans l’éducation a de grands inconvénients.
- Les clartés ordinaires ne me suffisent plus quand le sens des mots n’est pas aussi clair que leur son, c’est-à-dire quand ils n’offrent pas à ma pensée des objets aussi transparents par eux-mêmes que les termes qui les dénomment.
- Il n’y a pas assez de sagesse ou assez de vertu dans ceux de nos jugements et de nos sentiments où il n’y a pas assez de patience.
- Une pensée n’est parfaite que lorsqu’elle est disponible, c’est-à-dire lorsqu’on peut la détacher et la placer à volonté.
- Est bien peu sage qui n’a que sa propre sagesse, et peu savant qui ne l’est que de sa science.
- La peur nourrit l’imagination.
- Les très bons écrivains écrivent peu parce qu’il faut beaucoup de temps pour réduire en beauté leur abondance ou leur richesse.
- De la patience. Nécessaire pour avoir du plaisir quand on lit (ou quand on regarde) et pour avoir raison quand on juge, et pour bien faire quand on agit, soit qu’on veuille inventer ou mettre en oeuvre.
- En élevant un enfant, songez à sa vieillesse.
- Vieillesse. Devait en effet être plus honorée dans des temps où chacun ne pouvait guère savoir que ce qu’il avait vu.
- La vieillesse n’ôte à l’homme d’esprit que des qualités inutiles à la sagesse. Il semble que, pour certaines productions de l’esprit, l’hiver du corps soit l’automne de l’âme.
- En politique, il faut toujours laisser un os à ronger aux frondeurs.
- Ne vous exagérez pas les maux de la vie et n’en méconnaissez pas les biens, si vous cherchez à vivre heureux.
- On peut avancer longtemps dans la vie sans y vieillir.
- Le son du tambour dissipe les pensées. C’est par cela même que cet instrument est éminemment militaire.
- On a besoin, pour vivre, de peu de vie. Il en faut beaucoup pour aimer.
- L’âme du diamant est la lumière.
- Toute vérité nue et crue n’a pas assez passé par l’âme, pas assez roulé dans notre tête; l’intelligence ne l’a pas assez épurée, le coeur assez imbibée de ses sucs, l’imagination assez parée de ses livrées.
- Cette disposition à ne vivre qu’avec son propre coeur et ses illusions n’est autre chose qu’une crapule délicate.
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