Les clartés ordinaires ne me suffisent plus quand le sens des mots n’est pas aussi clair que leur son, c’est-à-dire quand ils n’offrent pas à ma pensée des objets aussi transparents par eux-mêmes que les termes qui les dénomment.
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- Si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée. Un mauvais usage peut se répandre par tradition et par mimétisme, même parmi les gens qui devraient être plus avisés - et qui le sont effectivement.
- Méfions-nous des pensées faibles. Ce sont souvent - et paradoxalement - les plus chargées d’ambiguïtés.
- Nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage.
- Penser ne consiste pas à avoir des idées, à faire des discours savants. Penser, c’est rester ouvert, questionnant.
- Les plus beaux mots du monde ne sont que des sons inutiles si vous ne pouvez pas les comprendre.
- Et c’est parfois dans un regard, dans un sourire, que sont cachés les mots qu’on n’a jamais su dire.
- Réveille-toi, essaie de comprendre. C’est pour cela que j’écris ces lignes. Car je suis le type même de l’homme incapable de comprendre les choses tant qu’il n’a pas essayé de les mettre en mots.
- Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd’hui je le sais : ils maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s’égarer dans la nuit profonde de la folie.
- Morte !... Morte !... Il y a de ces mots qu’on prononce sans pouvoir les comprendre.
- Et quelle étrange chose que certains mots, c’est sans bouche ni voix, c’est sans visage, on les rencontre dans le noir, on leur prend la main, on les guide mais il fait nuit partout sur terre.
- J’aimerais pouvoir m’exprimer avec mes sens. Les mots sont parfois très handicapants.
- La parole doit venir à certains moments, mais ce qui instruit et ce qui donne c’est la présence. C’est elle qui est silencieusement agissante.
- Le manque de définition est plutôt une perfection qu’un défaut, parce qu’il ne vient pas de leur obscurité, mais au contraire de leur extrême évidence.
- Le verbe clair n’est pas entendu, car imaginé compris sans effort. La compréhension résulte de la réflexion.
- Les mots n’ont pas de valeur. Ce sont des mots.