Les enfants doivent avoir pour amis leurs camarades, et non pas leurs pères et leurs maîtres.
Essayiste, 1754-1824 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Les enfants doivent avoir pour amis leurs camarades, et non pas leurs pères et leurs maîtres.
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Pensées, essais et maximes, tome 1 (1850), Texte entier
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Quant aux enfants, ils doivent être enseignés à n’avoir aucun devoir vis-à-vis de leurs parents que celui de les assister dans leur vieillesse impuissante comme les parents assistent leurs enfants dans leur jeunesse impuissante.
Il faut apprendre à l’enfant à être d’abord et avant tout un être social, c’est-à-dire un homme et non un individu.
L’obligation scolaire ne devrait pas être comprise comme imposant aux enfants d’aller à l’école, mais comme imposant à leur entourage, et en premier lieu à leur famille, de les aider à bénéficier de son enseignement.
Les parents, il ne suffit pas qu’ils aient ce titre, il faut qu’ils soient agréés, légitimés par leurs enfants.
Le secret de la réussite avec un enfant c’est de ne pas être ses parents.
Il vaut mieux que les enfants rougissent des parents que les parents des enfants.
Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même.
Le rôle de l’école est d’intégrer un petit d’homme dans la communauté humaine, de transformer un individu en une personne. Répétons-le : éduquer c’est é-ducere, c’est conduire un jeune hors de lui-même, le faire exister dans les échanges qu’il vit avec les autres.
Un fils de prolo doit comprendre les siens, même dans leur connerie.
L’éducation consiste à comprendre l’enfant tel qu’il est, sans lui imposer l’image de ce que nous pensons qu’il devrait être.

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