Il n’appartient qu’à la tête de réfléchir, mais tout le corps a de la mémoire.
Essayiste, 1754-1824 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Il n’appartient qu’à la tête de réfléchir, mais tout le corps a de la mémoire.
Essayiste, 1754-1824 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Pensées, essais et maximes, tome 1 (1850), Texte entier
Il y a, dans les yeux, de l’esprit, de l’âme et du corps.Il n’appartient qu’à la tête de réfléchir; mais tout le corps a de la mémoire.Les pieds d’un danseur, les doigts d’un musicien habile, ont, dans un degré éminent, la faculté de se ressouvenir.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La mémoire diffère de l’imagination purement reproductrice en ce qu’elle a le pouvoir de reproduire volontairement la représentation antérieure : l’esprit par conséquent n’est pas un simple jouet.
Désordre dans le corps, erreur dans l’esprit, l’un nourrissant l’autre, voilà le réel de l’imagination.
L’esprit n’accueille une idée qu’en lui donnant un corps. De là les comparaisons.
Tout ce que vous êtes ou deviendrez est le résultat de l’utilisation de votre esprit.
Les pensées, même abstraites, doivent rappeler que le cerveau est irrigué par le cœur.
La mémoire, c’est la vie, c’est notre cohérence.
La mémoire est l’intelligence des sots.
Du moment que la pensée n’est pas tout, elle n’est qu’un égarement de ce qui n’est pas elle.
Penser, ce n’est pas unifier, rendre familière l’apparence sous le visage d’un grand principe. Penser, c’est réapprendre à voir, diriger sa conscience, faire de chaque image un lieu privilégié.
C’est du présent que part l’appel auquel le souvenir répond, et c’est aux éléments sensori-moteurs de l’action présente que le souvenir emprunte la chaleur qui donne la vie.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.