L’attention de celui qui écoute sert d’accompagnement dans la musique du discours.
Essayiste, 1754-1824 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons L’attention de celui qui écoute sert d’accompagnement dans la musique du discours.
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Source vérifiée
Pensées, essais et maximes, tome 1 (1850), Texte entier
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Savoir écouter est un art.
Il en est de l’esprit comme de la musique ; plus on l’entend, plus on exige de subtiles nuances.
La musique est par excellence l’art d’agencer et de faire tinter le silence, de lui conférer un rythme, une dynamique.
Une grande partie du talent d’un orateur consiste à dissimuler son art et à montrer un naturel qui crée, entre celui qui écoute et lui-même, un courant de sympathie et de confiance.
La musique sert peut-être en ce qu’elle fait estimer le silence à son prix.
Libérer la voix, ce n’est pas travailler avec l’appareil vocal en fixant son attention sur lui, mais il faut au contraire travailler comme si le corps chantait, le corps parlait.
Aimer, c’est écouter l’autre même quand il se tait.
La radio semeuse de paroles et quêteuse d’écoute n’a-t-elle pas, comme l’écrit, fondamentalement partie liée avec le concept, la pensée, l’intelligence critique ?
La véritable musique suggère des idées analogues dans des cerveaux différents.
Chaque instrument a bien évidemment une voix différente. Chacun a sa propre voix. Et ensuite, il y a la mienne, et c’est très intéressant de voir ce mélange de voix entre l’instrument et l’instrumentiste.

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