Le canon me semblait la voix de Bonaparte; et, tout enfant que j’étais, quand il grondait, je devenais rouge de plaisir.
Image : Le canon me semblait la voix...

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- Le goût de son rouge à lèvres rappelait quelque chose de l’enfance, de la pâte à modeler ou des bonbons à trois sous.
- Parmi les lignes les plus sacrées de Shakespeare, je souhaiterais qu’apparaissent un jour en rouge celles que nous devons à un verre de vin bu dans une minute de bonheur.
- En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière.
- C’est Jésus-Christ, le premier héros de ma jeunesse. Il arrivait à attirer les foules !
- Une extraordinaire enfance semblait sourdre sur ses traits de toutes les meurtrissures creusées par la fatigue et l’insomnie, et un sentiment exalté de victoire m’envahit soudain : ce visage que j’emportais dans mon songe vivait comme il n’avait jamais vécu.
- A dix-huit ans j’ai quitté ma province Bien décidé à empoigner la vie Le coeur léger et le bagage mince J’étais certain de conquérir Paris.
- Je me rappelle un jour d’orage; J’étais jaloux de tous ces flots Qui venaient, chacun à son tour, ramper, pleins d’amour, à tes pieds ! J’aurais voulu, comme la mer, effleurer ces pieds de mes lèvres !
- La mémé qui persistait à le traiter en enfant, s’il faisait l’éloge de quelque beauté campagnarde, secouait la tête avec une fausse colère et disait pour lui, victor et Marceau à la fois : «De ces putaniers ! ».
- J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Emilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi.
- Pour ne pas avouer l’amoindrissement de territoire et de puissance que nous devons à Bonaparte, la génération actuelle se console en se figurant que ce qu’il nous a retranché en force, il nous l’a rendu en illustration.
- Les mots d’amour que je murmurais retrouvaient leur enfance, comme s’ils venaient de naître et que rien encore ne leur était arrivé.
- Je me suis consolé dans les bras de la guerre... Une maîtresse terrible qui ne s’envoie en l’air que dans le sang et les ruines.
- Aïe ! Au coeur, quel pincement bizarre ! Baiser, festin d’amour, dont je suis le Lazare !
- Toute la vieille gaieté militaire française sonnait dans son rire de triomphe. C’était la légende, le troupier français parcourant le monde, entre sa belle et une bouteille de bon vin.
- Un parisien dans un régiment, voyez-vous, c’est comme un couplet de vaudeville dans une tragédie.