J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Emilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi.

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Chroniques de la haine ordinaire

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Paris : Seuil, 1991
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  1. O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon cœur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil…
    Jean-Baptiste Tati Loutard Source vérifiée L’Envers du Soleil (1970)
  2. Aïe ! Au cœur, quel pincement bizarre ! Baiser, festin d’amour, dont je suis le Lazare !
    Source vérifiée Cyrano de Bergerac (1897), acte III
  3. Je dirai pour l’instruction des biographes Que ton corsage avait quarante-deux agrafes, que dans tes bras toute la nuit j’étais inclus, que c’était le bon temps, que je ne quittais plus Ta chambre qu’embaumait un pot d’héliotrope.
    Tristan Derème Source vérifiée La Verdure dorée (1922), LXXXV
  4. Un jour mon beau Soleil mirroit sa tresse blonde Aux rais du grand Soleil qui n’a point de pareil : Le grand Soleil aussi mirroit son teint vermeil Au Ray de mon Soleil que nul ray ne seconde.
    Abraham de VermeilSource à vérifierUn jour mon beau soleil miroit sa tresse blonde
  5. Je pourrai débrancher le soleil si un jour tu ne pouvais plus cligner des yeux, ton absence est si vénéneuse.
  6. Avec Stilitano, l’accompagnant toujours, je fis d’autres coups. Nous connûmes un veilleur de nuit qui nous renseigna. Grâce à lui nous ne vécûmes longtemps que de cambriolages.
    Source vérifiée Journal du Voleur (1949)
  7. Et la chambre drapée en tulle vaporeux
    Rose de la lueur des veilleuses voilées,
    Où ne sonnent jamais les heures désolées !…
    Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !…
    Source vérifiée Le Coffret de santal (1879), « Soir éternel »
  8. J’atteignis le fond, transporté de joie. Des sars, ronds et plats comme des soucoupes, nageaient une ronde autour d’un rocher. Regardant au dessus de moi, je vis la surface qui brillait comme un mauvais miroir, avec dans son centre la silhouette nette de Simone réduite à la taille d’une poupée.
    Source vérifiée Le Monde Du Silence
  9. Je viens du pays des dieux, répliqua-t-il, le visage soudain illuminé. D’Argentine. Là où le soleil est une orange géante et où le ciel est si vaste qu’il est un reflet du paradis.
    Santa Montefiore Source vérifiée L’Arbre aux secrets (2002)
  10. Je suis l’Empire à la fin de la décadence,
    Qui regarde passer les grands Barbares blancs
    En composant des acrostiches indolents
    D’un style d’or où la langueur du soleil danse.
    Source vérifiée Jadis et naguère (1884), Langueur
« J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Emilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de cou... » — Pierre Desproges

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Pierre Desproges. (s.d.). Chroniques de la haine ordinaire. Édition consultée : Paris : Seuil, 1991.
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