J’avais commandé un Figeac 71, mon Saint-Emilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi.
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- J’ai pas peur de l’avouer, j’avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens, j’ai pleuré comme un môme. J’ai vraiment pas honte de le dire. Alors que - c’est curieux - mais, le jour de la mort de Tino Rossi, j’ai repris deux fois des moules.
- Un jour mon beau Soleil mirroit sa tresse blonde Aux rais du grand Soleil qui n’a point de pareil : Le grand Soleil aussi mirroit son teint vermeil Au Ray de mon Soleil que nul ray ne seconde.
- Je viens du pays des dieux, répliqua-t-il, le visage soudain illuminé. D’Argentine. Là où le soleil est une orange géante et où le ciel est si vaste qu’il est un reflet du paradis.
- Les regards dans les rênes du coursier, délivrant le bercement des palmes de mon sang, je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil, fourrure du drapeau des détroits insensibles.
- J’ai pris, du premier au dernier jour, nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l’air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s’attacher mais qu’il ne saurait être question de se soumettre.
- À part le coeur, il me semble que tout vieillit en moi proportionnellement. Et même ce coeur a de l’artificiel. Les danseuses l’ont cousu dans un sac de satin rose, du satin un peu fané, comme leurs chaussons de danse.
- Je suis l’Empire à la fin de la décadence, - Qui regarde passer les grands Barbares blancs - En composant des acrostiches indolents - D’un style d’or où la langueur du soleil danse.
- Avec Stilitano, l’accompagnant toujours, je fis d’autres coups. Nous connûmes un veilleur de nuit qui nous renseigna. Grâce à lui nous ne vécûmes longtemps que de cambriolages.
- J’atteignis le fond, transporté de joie. Des sars, ronds et plats comme des soucoupes, nageaient une ronde autour d’un rocher. Regardant au dessus de moi, je vis la surface qui brillait comme un mauvais miroir, avec dans son centre la silhouette nette de Simone réduite à la taille d’une poupée.
- Sous un pli bleu je t’envoyais, la tendresse de Bernard Dimey, tu trouvais que c’était joli, tu n’y as jamais rien compris, je t’envoyais des chansons de Brel, celles qui frappaient où le coeur se fêle, je pensais qu’elles pourraient peut-être, faire pousser un arbre au désert.
- Je pourrai débrancher le soleil si un jour tu ne pouvais plus cligner des yeux, ton absence est si vénéneuse.
- O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon coeur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil...
- Et la chambre drapée en tulle vaporeux - Rose de la lueur des veilleuses voilées, - Où ne sonnent jamais les heures désolées !... - Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !...