Aïe ! Au cœur, quel pincement bizarre ! Baiser, festin d’amour, dont je suis le Lazare !
Écrivain, 1868-1918Aïe ! Au cœur, quel pincement bizarre ! Baiser, festin d’amour, dont je suis le Lazare !
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Cyrano de Bergerac (1897), acte III
Ah! Roxane!Aïe! au cœur, quel pincement bizarre! — Baiser, festin d’amour dont je suis le Lazare!Il me vient de cette ombre une miette de toi, — Mais oui, je sens un peu mon cœur qui te reçoit, Puisque sur cette lèvre où Roxane se leurre Elle baise les mots que j’ai dits tout à l’heure!
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J’ai attrapé un coup de soleil, un coup d’amour, un coup d’je t’aime !
Ben, tu fermes ta gueule et tu mets de la crème !
Il m’adresse un sourire dévastateur, en coin, un truc à vous embraser la culotte. Oh, il est tellement attirant. Ma déesse intérieure m’adresse une moue provocatrice.
Les mares de vos yeux aux joncs de cils,
O vaillante oisive femme,
Quand donc me renverront-ils
La Lune-levante de ma belle âme ?
Je suis serein comme du marbre rose…
Un fou brame dans la nuit, qui bande comme un cerf, Ô mort je suis ce cerf, que dévorent les chiens, la mort éjacule en sang.
Etre joyeux, c’est être un fou en liberté dans un monde de tristesse et de fantômes…
Quel sublime enfantillage que l’amour !
Ah ! Nos nuits d’amour, lucienne ! L’union des corps et des cœurs. L’instant, l’instant unique où on ne sait plus si c’est la chair ou si c’est l’âme qui palpite…
À pauvre cœur petit souhait.
Je t’aime comme un être au-dessus de ma vie, comme une antique aïeule aux prévoyants discours, comme une sœur craintive, à mes maux asservie, comme un dernier enfant, qu’on a dans ses vieux jours !

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