Le travail est un oubli, mais un oubli actif qui convient à une âme forte.
Écrivain, 1797-1863Le travail est un oubli, mais un oubli actif qui convient à une âme forte.
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Journal d’un poète (1867)
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Travailler est une bénédiction quand cela nous aide à penser à ce que nous sommes en train de faire. Mais cela devient une malédiction quand cela n’a d’autre utilité que de nous éviter de penser au sens de notre vie.
Le travail est un trésor. Le travail des autres, cela va de soi.
Le travail est l’activité vitale propre au travailleur, l’expression personnelle de sa vie.
Un travail négligé est un travail perdu.
Le travail est indispensable au bonheur de l’homme ; il l’élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu’il profite à quelqu’un : faire ce qu’on peut, c’est faire ce qu’on doit.
Le travail est l’aliment des âmes nobles.
Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.
Un travail utile est l’une des choses essentielles de la vie que nous négligeons à nos risques et périls.
Le travail bien fait n’est pas seulement une responsabilité pour nous-mêmes et pour la société ; c’est aussi un besoin émotionnel.
Le travail, même s’il n’arrive pas à sortir l’homme de la misère, lui garantit sa dignité.

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