J’ai toujours pensé que l’on ne saurait rendre trop hautement justice aux acteurs, eux dont l’art difficile s’unit à celui du poète dramatique, et complète son oeuvre.
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- La comédie critique, la tragédie exalte. C’est ce qui fait sans doute la supériorité de l’art tragique sur l’art comique.
- Un art sans spectateur est inconcevable et l’idée de la participation est évidente, dès lors qu’un récepteur peut faire siens les sentiments ou les pensées d’un auteur, et vivre en accord avec eux.
- La fiction est fiction. Appeler une histoire histoire vraie, c’est faire injure à la fois à l’art et à la vérité. Tout grand écrivain est un grand illusionniste.
- Je pense que l’on peut avoir une personnalité, mais qu’il faut tout de même considérer cela comme un art. Il y en a qui ont fait des cours de cinéma. En plus de leur folie, ils ont additionné la technique, et cela en fait de grands acteurs. Regardez le père de Vincent Cassel...
- J’ai toujours senti que l’état d’auteur n’était, ne pouvait être illustre et respectable qu’autant qu’il n’était pas un métier. Pour pouvoir, pour oser dire de grandes vérités, il ne faut pas dépendre de son succès.
- Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’uvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme.
- La poésie ne permet guère que l’on se partage, et un art si sublime et si pénible se peut rarement allier avec l’embarras des affaires, et les occupations tumultueuses de la vie.
- Je suis le contraire d’un artiste engagé. Je suis un artiste dégagé. Je ne peux pas être engagé. A part la droite, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la gauche.
- Le mal est un art à ne pas mettre entre toutes les mains. Trop d’amateurs encombrent la carrière...
- Lire un roman est un art difficile et complexe. Il faut être capable non seulement d’une grande finesse de perception, mais d’une grande hardiesse d’imagination.
- L’ART est la domination. Cela fait penser aux gens que pour ce moment précis, il n’y a qu’une seule façon, une seule voix.
- Je ne crois pas que Pollion soit fâché de mes contre-critiques; mais je crois que vous voyez tous deux combien l’art des vers et l’art de juger sont difficiles. Plus on connaît l’art, plus on en sent les épines.
- C’est qu’il est fort malaisé de parler littérature avec des littérateurs. Car les uns sont occuper à subsister, les autres à flatter, la plupart à médire, et tous si épris de leurs oeuvres que nul ne peut les en distraire.
- L’art de faire des vers, dût-on s’en indigner, - Doit être à plus haut prix que celui de régner. - Tous deux également nous portons des couronnes; - Mais, roi, je la reçus; poète, tu la donnes.
- Je doute qu’il arrive jamais à cette simplification, cette «puissante érosion des contours» dont parle Nietzsche, et sans laquelle il n’y a pas de parfaite oeuvre d’art.