C’est toujours le cœur qu’il exalte, et la raison qu’il humilie.
Poète, 1868-1948C’est toujours le cœur qu’il exalte, et la raison qu’il humilie.
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Visite à Pascal (1900)
… Tolstoï, enfin, croit beaucoup plus à la raison et à la vie que Pascal. Et son Évangile est raisonnable. Pascal n’y adhérerait pas, à cause de cette raison même où Tolstoï se range. Il le jugerait absurde, sinon impie. Pascal a de bien plus puissantes attaches au Moi; et enfinc’est toujours le cœur qu’il exalte, et la raison qu’il humilie.Pour géomètre qu’il fût, il n’y faisait que l’essai de sa force; et toute la vraie puissance, toute la vérité, il les juge seulement dans le cœur. Or ce cœur aussi lui est ennemi.
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C’est bien le cœur qui nous tient debout, mais pas parce qu’il bat, simplement parce qu’il aime.
Quand la vertu succombe aux griffes du malheur, il doit gémir, le cœur qui fut toujours tenu pour généreux.
L’homme de cœur est celui qui se fie jusqu’au bout à l’espérance. Désespérer, c’est lâcheté.
Le courage d’un cœur inébranlable est au-dessus de la bravoure qui naît de l’impétuosité du sang.
En fin de compte, je crois que c’est toujours le cœur qui décide.
Plus il est nourri de joies, plus le cœur est insatiable.
Quand le venin de la malveillance s’insinue dans un cœur, il double le fardeau de celui qui nourrit ce mauvais sentiment : il sent le poids de ses propres malheurs et la vue du bonheur d’autrui le fait gémir.
La tendresse a ses raisons que le cœur comprend très bien.
La patience d’un cœur est en proportion de sa grandeur.
Chaque battement de mon cœur est un je t’aime que je t’envoie.

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