Le plus petit instant de vie est plus fort que la mort, et la nie.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Le plus petit instant de vie est plus fort que la mort, et la nie.
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Source vérifiée
Les Nourritures terrestres (1897)
Le texte original diffère de quelques mots.
Toute ta fatigue de tête vient, ô Nathanaël, de la diversité de tes biens. Tu ne sais même pas lequel entre tous tu préfères et tu ne comprends pas que l’unique bien c’est la vie.Le plus petit instant de vie est plus fort que la mort, et la nie.La mort n’est que la permission d’une autre vie — pour que tout soit sans cesse renouvelé — afin qu’aucune forme de vie ne détienne cela plus de temps qu’il ne lui en faut pour se dire. Heureux l’instant où ta parole retentit. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il est probable que la mort soit moins pénible que la vie.
La vie est courte, moins par le peu de temps qu’elle dure, que parce que, de ce peu de temps, nous n’en avons presque point pour la goûter.
La vie sépare autant que la mort.
La mort est plus douce que la tyrannie.
Ce qui compte, c’est l’intensité d’une vie, pas la durée d’une vie.
Il arrive fréquemment que la vie rencontre la mort plus tôt que prévu, et personne n’y peut grand-chose.
La vie est à peine un peu plus vieux que la mort.
Sur le seuil du grand silence, on se rend compte que la vie n’est pas envoûtante parce qu’elle l’EST. Elle l’EST parce qu’elle est le contraire de la mort.
Il n’y a pas de peine irrémédiable, sauf la mort.
La mort n’arrive qu’une fois, et se fait sentir à tous les moments de la vie : il est plus dur de l’appréhender que de la souffrir.

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