La mort est plus douce que la tyrannie.
Dramaturge, 525-456La mort est plus douce que la tyrannie.
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Source vérifiée
Tragédies complètes : Les Suppliantes ; Les Perses ; Les Sept contre Thèbes ; Prométhée enchaîné ; Orestie
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L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
Il est plus aisé de mourir que de supporter avec constance une vie pleine de souffrance.
Il est plus facile de mourir pour ce qu’on croit que d’y croire un peu moins.
Une misérable vie vaut mieux qu’une belle mort !
Pour qui a bien vécu, la mort vaut mieux que la vie : l’une consomme son salut, l’autre le compromet.
Il est probable que la mort soit moins pénible que la vie.
Il est préférable de mourir de mort naturelle que d’ennui.
Quelle mort plus belle que la sienne ? Ou plutôt est-il une mort plus belle que celle de l’homme qui sait le mieux mourir ? Est-il une mort plus agréable aux dieux que la plus heureuse ?
La mort est plus abjecte, plus languissante et pénible dans un lit qu’en un combat, les fièvres et les catarrhes autant douloureux et mortels qu’une arquebusade.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.

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