- Les préjugés sont les pilotis de la civilisation.
- Que l’homme est né pour le bonheur, certes toute la nature l’enseigne.
- Lumière profuse; splendeur. L’été s’impose et contraint toute âme au bonheur.
- Le bonheur de l’homme ce n’est pas la liberté, c’est l’acceptation d’un devoir.
- L’oeuvre d’art ne s’obtient que par contrainte et par la soumission du réalisme à l’idée de beauté préconçue.
- L’ivresse n’est jamais qu’une substitution du bonheur. C’est l’acquisition du rêve d’une chose quand on n’a pas l’argent que réclame l’acquisition matérielle de la chose rêvée.
- Savoir se libérer n’est rien; l’ardu c’est savoir être libre.
- La sagesse n’est pas dans la raison, mais dans l’amour.
- Toute l’éducation des enfants devrait tendre à élever l’esprit de ceux-ci au-dessus des considérations matérielles.
- L’homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d’arriver à l’immoralité supérieure.
- La qualité des applaudissements importe bien davantage que leur nombre.
- Mais non; je ne veux point d’une félicité que peut flétrir la clairvoyance. Il faut savoir retrouver le bonheur par delà. Acceptation; confiance; sérénité; vertus de vieillard. L’âge de la lutte avec l’ange est passé.
- Supprimer en soi le dialogue, c’est proprement arrêter le développement de la vie. Tout aboutit à l’harmonie. Plus sauvage et plus persistante avait été la discordance, plus large est l’épanouissement de l’accord.
- Roseaux dont les hampes sèches et les aigrettes fanées de l’an passé suspendent une sorte de nuage roux au-dessus des fraîches lances vertes.
- Je gage qu’avant vingt ans, les mots : contre nature, antiphysique, etc., ne pourront plus se faire prendre au sérieux. Je n’admets qu’une chose au monde pour ne pas être naturelle : c’est l’oeuvre d’art.
- Je méprise cette sorte de sagesse à laquelle on ne parvient que par refroidissement ou lassitude.
- Faire oeuvre durable, c’est là mon ambition, et quant au reste : succès, honneurs, acclamations, j’en fais moins cas que de la moindre parcelle de vraie gloire : apporter réconfort et joie aux jeunes hommes de demain.
- Il s’avance dans la vie comme un hurluberlu et risque de ne prendre quelque expérience qu’en échafaudant cruellement.
- Abruti, vieilli, sentant ma pensée à son étiage.
- Il me faut par tous les moyens lutter contre la dislocation et l’éparpillement de la pensée.
- Beauté de ce tissage où même la matière première est indigène et que rien ne vient adultérer.
- Les traits les plus marquants d’un caractère se forment et s’accusent avant qu’on ait pris conscience.
- J’admire la force de subtilité de ceux qui, sans aucun pouvoir créateur, usent l’inquiétude de leur forte intelligence dans l’examen et l’analyse critique des oeuvres d’autrui.
- De part en part il n’y a que rhétorique et bluff dans cet homme-là.
- Je doute qu’il arrive jamais à cette simplification, cette «puissante érosion des contours» dont parle Nietzsche, et sans laquelle il n’y a pas de parfaite oeuvre d’art.
- Le plus grand bonheur après que d’aimer, c’est de confesser son amour.
- Rien n’empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur.
- Envier le bonheur d’autrui, c’est folie; on ne saurait pas s’en servir. Le bonheur ne se veut pas tout fait, mais sur mesure.
- Ne distingue pas Dieu du bonheur et place tout ton bonheur dans l’instant.
- Dès que j’eus cette fête en perspective, l’idée de devoir me déguiser me mit la tête à l’envers.
- Ainsi, pas une protestation ! De la reconnaissance au contraire ! Comme Job que la main de l’Eternel broie sans obtenir de son coeur un blasphème... Ce martyr est décourageant.
- Les lois et les censures compromettent la liberté de pensée bien moins que ne le fait la peur. Toute divergence d’opinion devient suspecte et seuls quelques très rares esprits ne se forcent pas à penser et juger comme il faut.
- Des mille formes de la vie, chacun ne peut connaître qu’une. Envier le bonheur d’autrui, c’est folie on ne saurait pas s’en servir. Le bonheur ne se veut pas tout fait, mais sur mesure.
- Le mal n’est jamais dans l’amour.
- Devant moi, ah ! Que toute chose s’irise; que toute beauté se revête et se diapre de mon amour.
- Le voeu que j’avais fait de lui donner tout l’amour de ma vie ailait mon coeur où foisonnait la joie...
- A mesure qu’une âme s’enfonce dans la dévotion, elle perd le sens, le goût, le besoin, l’amour de la réalité.
- Je crois qu’il est un point de l’amour, unique, et que l’âme plus tard, ah ! Cherche en vain à dépasser; que l’effort qu’elle fait pour ressusciter son bonheur, l’use; que rien n’empêche le bonheur comme le souvenir du bonheur.
- Tout comme Hugo, balzac a trop de confiance en son génie; souvent, pressé par le besoin sans doute, il bâcle.
- Il est bon de laisser croire à l’enfant que Dieu le voit, car il doit agir comme sous le regard de Dieu et faire de cela sa conscience.