Il me faut par tous les moyens lutter contre la dislocation et l’éparpillement de la pensée.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Il me faut par tous les moyens lutter contre la dislocation et l’éparpillement de la pensée.
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Journal (1922)
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Les érections de la pensée sont comme celles du corps ; elles ne viennent pas à volonté ! Et puis je suis une si lourde machine à remuer ! Il me faut tant de préparations et de temps pour me remettre en train !
L’absence d’opinion est le meilleur moyen d’avoir l’esprit tranquille.
Un conseil, pour moins souffrir : ôte-toi de la cervelle que tu as le pouvoir de gouverner ta vie. Laisse aux autres cette illusion.
Il existe de nombreuses façons d’être libre. L’une d’entre elles est de transcender la réalité par l’imagination, comme j’essaie de le faire.
J’essaie d’être à la bonne distance des choses. C’est un processus de défense très élaboré, qui me permet d’avoir rapidement du recul sur des situations et qui m’évite de tomber dans certains travers.
Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.
La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe.
Penser ne fait pas seulement appel à l’intelligence et à la profondeur, mais avant tout au courage.
Le conflit est la mouche du coche de la pensée. Il stimule l’observation et la mémoire.
J’ai appris à être moi-même – à l’être exclusivement -, et à tenir à distance tous ceux qui, nourris de préjugés, tenteraient d’interférer dans ma vie. Faites de même. Soyez toujours vous-même.

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