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Les Nourritures terrestres (1897)

Dans l’œuvre
Les soirs, je regardais dans d’inconnus villages les foyers, dispersés au jour, se reformer. — Le père rentrait, las de travail; les enfants revenaient de l’école. La porte de la maison s’entr’ouvrait un instant sur un accueil de lumière, de chaleur et de rire, et puis se refermait pour la nuit. Rien de toutes les choses vagabondes n’y pouvait plus rentrer, du vent grelottant du dehors. —Familles! je vous hais! foyers clos; portes refermées; possessions jalouses du bonheur.— Parfois, invisible de nuit, je suis resté, penché vers une vitre, à longtemps regarder la coutume d’une maison. Le père était là, près de la lampe; la mère cousait; la place d’un aïeul restait vide; un enfant, près du père, travaillait; — et mon cœur se gonfla du désir de l’emmener avec moi sur les routes.
Édition consultée
Les Nourritures terrestres, Mercure de France, 1897
Vérifiée le
2 octobre 2026
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  1. Soit voué, misérable, à l’angoisse, à la haine, a la luxure, à la soif de l’or et du sang, a la peur, avant-goût de l’ardente Géhenne !
    Source à vérifierPoèmes tragiques (1884), Lévrier de Magnus, III
  2. La haine pour les favoris n’est autre chose que l’amour de la faveur…
    Source vérifiée Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 55
  3. Ces robes folles sont l’emblème De ton esprit bariolé ; Folle dont je suis affolé, je te hais autant que je t’aime !
    Source vérifiée Les Fleurs du mal (1857), À celle qui est trop gaie
  4. Heureux ceux qui souffrent ! Cette parole insensée hante toujours vos cœurs debiles et vous avez peur de la joie, par vanité.
    Source vérifiée Une nuit au Luxembourg (1906)
  5. Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils,
    Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse,
    Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse,
    De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
    Source vérifiée Le Passereau
  6. Ton destin malheureux t’a fait prendre une femme Qui n’a ni grand bien, ni pudeur : D’ami de tes amants fuis le surnom infâme. De crainte d’ajouter le crime au déshonneur.
    Source à vérifierDistiques de Caton, Livre quatrième, XLVII
  7. Celui qui n’a pas su haïr la servitude, celui-là ne peut pas t’aimer – ô solitude !
    François Ponsard Source vérifiée Charlotte Corday (1850), II, 2
  8. Ne détestez rien car ce que vous détestez pourrait faire votre bonheur.
    Source à vérifierLe Coran
  9. Amour, amour ! Ton véritable nom est jalousie.
    Eugène Achard
  10. Jamais vous ne serez dignes du bonheur, tant que vous aurez quelque chose à vous, et que votre haine des bourgeois viendra uniquement de votre besoin enragé d’être des bourgeois à leur place.
    Source vérifiée Germinal (1885), partie VI, chapitre 3
« Familles ! Je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées, possessions jalouses du bonheur. » — André Gide

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André Gide. (1897). Les Nourritures terrestres. Édition consultée : Les Nourritures terrestres, Mercure de France, 1897.
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André Gide. Les Nourritures terrestres. 1897.
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André Gide. Les Nourritures terrestres. 1897. Édition consultée : Les Nourritures terrestres, Mercure de France, 1897.