Ton destin malheureux t’a fait prendre une femme Qui n’a ni grand bien, ni pudeur : D’ami de tes amants fuis le surnom infâme. De crainte d’ajouter le crime au déshonneur.
Image : Ton destin malheureux t’a fait prendre...

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- Prends soin que du procès la fureur ne t’entraîne A diviser un tout dont tu fais la moitié : La colère engendre la haine, et par l’esprit de paix on nourrit l’amitié.
- Lorsque quelqu’un te jure une amitié fidèle, portant la haine dans le coeur, ne le rebute point, montre-lui même zélé : L’artifice est permis pour tromper le trompeur.
- Te voyant opulent dans l’extrême vieillesse, qui t’annonce un trépas prochain, a tes meilleurs amis fais part de ta richesse; Et jouis de la vie en attendant la fin.
- Heureux ou malheureux, ton destin ne concerne que toi.
- La principale cruauté du destin est de transformer les hommes en carcasses obsolètes.
- Ce que les hommes appellent communément leur destin, ce ne sont souvent que leurs propres bêtises.
- Jamais, dans mes frustrations, tout ce qui fait de moi un homme n’interpella avec plus de rageuse et vaine sauvagerie ce qu’à défaut de mot plus ignoble nous appelons le destin : cette bataille perdu qu’il ne nous est même pas permis de livrer.
- Si c’est un valet, annonce un valet. Si c’est un pique, annonce un pique. Mais pour une putain, tu dois toujours dire une «dame». Leur vie est déjà assez pénible, et la politesse n’a jamais tué personne.
- C’était pire que tout, une femme jalouse. Ça n’a peur de rien, ça n’a rien à perdre et c’est empli d’une amertume qui ne demande qu’à déborder sous la forme de bile ou de venin.
- Ô femmes sépharades ! À l’hypocrisie si forte qu’elles sont capables d’enlacer tendrement leur pire ennemie, juste après souhaité sa mort ! Ô étrange douceur sépharade, si proche de la douleur.
- L’aveugle prédilection des femmes, la sotte jalousie des vulgaires rivaux, c’en est assez pour fausser un jugement novice et corrompre un esprit sans expérience.
- Pour un fou, le pire des malheurs est de ne pas être fou tout à fait, et, pour un amant, de juger son amour.
- Si le destin souhaite votre rencontre, vous vous retrouverez. Fussiez-vous séparés par des milliers de lieues. Mais si le destin s’oppose à la rencontre, vous aurez beau être là, face à face, vous resterez étrangers l’un à l’autre.
- Une vraie brute, vous voulez dire. Non, seulement un homme pourri par l’argent. Ah, l’argent ! Qu’on en ait ou qu’on en manque, c’est toujours lui la cause du mal.
- Tu crois devoir donner quelque avis salutaire, qu’un indocile ami ne veut pas recevoir. Ne te rebute point; et d’un amour sincère Montre-lui toujours son devoir.