Quand j’étais jeune, je plaignais les vieux. Maintenant que vieux, ce sont les jeunes que je plains.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Quand j’étais jeune, je plaignais les vieux. Maintenant que vieux, ce sont les jeunes que je plains.
Écrivain, 1894-1977 Image : Dubois A., CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Carnet D'un Biologiste
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Le drame de la vieillesse n’est pas qu’on est vieux, mais bien qu’on fût jeune.
Pain de vieillesse se pétrit pendant la jeunesse.
Je n’aime pas qu’on dise que je suis vieux. Je ne suis pas vieux, je suis âgé. Ce n’est pas pareil.
La vieillesse ne devient médiocre que lorsqu’elle prend des airs de jeunesse.
Certains, jeunes gens, sont bien vieux pour leur âge.
Je considère la vieillesse comme une insulte. Je vais finir dans le désordre.
L’âge me pousse vers la prose, l’âge chasse la folle rime, que, je l’avoue en soupirant, je courtise moins ardemment.
On ne vieillit que quand on le veut bien. Ce sont les enfants qui ont inventé la vieillesse pour mettre leurs parents sous la remise.
Il m’a fallu plus de temps qu’à ceux qui m’enviaient pour m’habituer aux signes extérieurs d’une certaine aisance. J’en ai eu honte jusqu’à ce que l’âge les justifie davantage que la réussite.
La jeunesse est une courte erreur, et la vieillesse un long regret.

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