- Le Commis voyageur, personnage inconnu dans l’antiquité, n’est-il pas une des plus curieuses figures créées par les moeurs de l’époque actuelle ?
- Il venait de toucher l’héritage d’un oncle : - «Mon oncle et moi sommes entrés dans une vie meilleure. ».
- Je crispais les poings de rage quand la très mamelue vieille fille qui nous serinait le caté nous assenait ces sornettes médiévales en riboulant des yeux.
- Rencontrer l’amour, se voir renaître, asseoir sa vieillesse au foyer domestique, c’est accomplir sa destinée, c’est tout au moins, parmi les biens précieux qui semblent promis à tous, avoir obtenu sa part.
- Te voyant opulent dans l’extrême vieillesse, qui t’annonce un trépas prochain, a tes meilleurs amis fais part de ta richesse; Et jouis de la vie en attendant la fin.
- La vieillesse, c’est le temps où les anniversaires ne sont plus des fêtes.
- La vieillesse n’est pas un naufrage; c’est un lent travail de rouille en cale sèche. Jamais je ne finirai comme ça. Dès que je ne me sentirai plus en état de naviguer, je me saborderai.
- La vieillesse qui est une déchéance pour les êtres ordinaires est, pour les hommes de génie, une apothéose.
- Je ne sais rien de si ridicule qu’un médecin qui ne meurt pas de vieillesse.
- Puisque la considération est la seule indemnité de la vieillesse, tâchons de devenir plus respectables à mesure que nous devenons aimables.
- La vieillesse chagrine incessament amasse Garde non pas pour soi les trésors qu’elle entasse...
- La vieillesse est un hôpital où toutes les maladies sont reçues.
- Plaisirs des jours premiers, jeux, rires, gais soleils, - Et toi, divin Amour, frère de la jeunesse, - Tourment de l’âge mûr, regret de la vieillesse, - De vous je ne veux rien ! Loin de là, je vous fuis.
- Songez dès à présent à la vieillesse qui viendra trop tôt, et vous ne perdrez pas un instant. Tandis que vous le pouvez, et que vous en êtes encore à vos années printanières, donnez-vous du bon temps; comme l’eau s’écoulent les années.
- Aussi bien une vieillesse - Nous menace sur le port, - Qui toute courbe et tremblante - Nous attraine chancelante - La maladie et la mort.
- Tout est déjà usé pour eux à l’entrée même de la vie; et leurs premières années éprouvent déjà les dégoûts et l’insipidité que la lassitude et le long usage de tout semble attacher à la vieillesse.
- Jeunesse paresseuse, vieillesse pouilleuse.
- Vieillesse. Devait en effet être plus honorée dans des temps où chacun ne pouvait guère savoir que ce qu’il avait vu.
- L’unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, n’est-il pas l’amour ?
- Vert quant aux feux, vert quant aux flancs, l’omnibus Panthéon-Courcelles voudrait en imposer aux masses et les persuader de sa verte vieillesse.
- Il faut que la vieillesse soit sainte, sinon elle est obsédée.
- La vieillesse n’ôte à l’homme d’esprit que des qualités inutiles à la sagesse. Il semble que, pour certaines productions de l’esprit, l’hiver du corps soit l’automne de l’âme.
- La vieillesse est plus traumatisante pour ceux qui pensent qu’ils peuvent maîtriser le temps qui passe.
- Jeune, on conserve pour sa vieillesse; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paye de superbes funérailles, et dévore le reste.
- Si quelqu’un avait fait un catalogue exact de toutes les opinions qu’il a eues depuis son enfance jusqu’à sa vieillesse, sur l’Amour, la Politique, la Religion et le Savoir, quel affreux chaos de contradictions n’y trouverait-il pas ?
- Le nombre est petit de ceux d’entre nous qui savent vieillir, et pourtant le passage est autrement difficile de l’enfance à l’âge mûr. Nul homme ne peut se flatter de l’avoir franchi impunément, sinon peut-être les saints et les génies. Oh ! Sans doute, il y a ce "mûrissement" des dons naturels de l’enfance, cet approfondissement des expériences de l’enfance, mais pour mûrir les dons de l’enfance, ou en approfondir les expériences, il faudrait d’abord apprécier la valeur des unes et des autres, il faudrait juger l’âge mûr par rapport à l’enfance, et non pas l’enfance par rapport à l’âge mûr.
- Nous, les personnes âgées, avons souvent une sensibilité particulière pour les soins, la réflexion et l’affection. Nous sommes, ou pouvons devenir, des maîtres de la tendresse. Nous avons besoin, dans ce monde habitué à la guerre, d’une véritable révolution de la tendresse !
- Quand on est jeune, on est mal dans sa peau, mais on n’a mal nulle part. Quand on est vieux, on est bien dans sa peau, mais on a mal partout.
- Si j’avais assisté au conseil du Créateur lorsqu’il forma la nature humaine, je lui aurais conseillé de mettre les rides sous le talon.
- Je déteste les vieux. Surtout quand c’est des vieilles.
- On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
- Soixante ans, époque à laquelle les femmes se permettent des aveux.
- L’âge semble être le meilleur dans quatre domaines : le vieux bois à brûler, le vieux vin à boire, les vieux amis à qui faire confiance et les vieux auteurs à lire.
- Les belles et jeunes personnes sont des accidents de la nature mais les belles et vieilles personnes sont des œuvres d’art.
- La jeunesse fulmine, la vieillesse chemine.
- À partir d’un certain âge il faut prendre l’habitude de vivre comme les fantômes. Ne rien regretter, ne rien désirer. C’est de tout repos. Rien ne vous pèse, on ne pèse sur rien.
- La vieillesse, c’est quand on va dans des restaurants où il y a des sommeliers, et non plus dans ceux où il y a des serveuses.
- Un visage n’est jamais si beau, si émouvant, qu’à son automne.
- C’est merveilleux la vieillesse... Dommage que ça finisse si mal.
- C’est seulement en vieillissant que l’on s’aperçoit que la beauté est rare, que l’on comprend le miracle que constitue l’épanouissement d’une fleur au milieu des ruines et des canons, la survie des œuvres littéraires au milieu des journaux et des cotes boursières.