Songez dès à présent à la vieillesse qui viendra trop tôt, et vous ne perdrez pas un instant. Tandis que vous le pouvez, et que vous en êtes encore à vos années printanières, donnez-vous du bon temps ; comme l’eau s’écoulent les années.
Poète, 43-17Songez dès à présent à la vieillesse qui viendra trop tôt, et vous ne perdrez pas un instant. Tandis que vous le pouvez, et que vous en êtes encore à vos années printanières, donnez-vous du bon temps ; comme l’eau s’écoulent les années.
Poète, 43-17Partager sur
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L'art d'aimer
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Pour être longtemps vieux, il faut le devenir de bonne heure.
À vingt, trente, quarante ans, on peut encore remettre ce que l’on a à faire au lendemain mais à partir d’un certain âge, c’est provoquer le destin.
Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Vieillir, c’est perdre du temps. Et c’est assister à son passage.
Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités ; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir ; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.
Je connais un moyen de ne pas vieillir : c’est d’accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire… Un sourire, c’est toujours jeune.
Le drame de la vieillesse n’est pas qu’on est vieux, mais bien qu’on fût jeune.
La vieillesse est si longue qu’il ne faut pas la commencer trop tôt.
On vieillit peut-être plus vite quand on est mort.
Mais on finit toujours par s’inventer une manière de faire face à l’absence. Au début, on compte les jours puis les semaines, enfin les mois. Advient inévitablement le moment où l’on se résout à admettre que le décompte se fera en années ; alors on commence à ne plus compter du tout.

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