- Rien de plus simple que de vieillir jeune, il suffit de travailler dans la joie.
- Si la jeunesse a l’espérance, la vieillesse a le souvenir.
- Avoir 100 ans, c’est entrer dans une terre très peu fréquentée. Je vis sans me faire aucune illusion. Pour moi, le mystère ça n’est n’est pas la mort, c’est la vie.
- Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent, ils s’évanouissent...
- En tant qu’actrice, on est sans cesse face à sa propre mortalité : on se voit sur un immense écran, on voit notre visage changer avec le temps... Mais à l’intérieur de ce corps reste toujours l’enfant qu’on a été.
- Je considère la vieillesse comme une insulte. Je vais finir dans le désordre.
- J’ai une joie profonde à traverser les épaisseurs de grisaille, la dureté que le monde met sur certains visages à la fin d’une vie. J’éprouve une joie profonde à enlever tous ces voiles et à voir, soudain, deux yeux qui brûlent dans l’ombre.
- Plein d’agrément est le vieillard qui sait à la fois plaisanter et parler sérieusement.
- La vieillesse est un décès par petits morceaux.
- Des doux objets de la tendresse, une épouse et des enfants couronnent la vieillesse.
- La vieillesse est une tombe où pourrissent l’un sur l’autre nos cadavres d’enfant, d’adolescent et d’homme.
- Plus longtemps on est en vie et moins longtemps on sera mort.
- Certaines femmes se consolent de leur veuvage en pensant que personne ne risque plus de découvrir au réveil les rides nées dans la nuit.
- Quand j’étais jeune, je plaignais les vieux. Maintenant que je suis vieux, ce sont les jeunes que je plains.
- On n’est pas vieux tant que l’on cherche.
- Le monde nous gratifie de peu de chose à présent, il semble n’être que vacarme et angoisse; cependant l’herbe et les arbres continuent de pousser. Et même si un jour la terre entière est recouverte de blocs de béton, la grand ballet des nuages se poursuivra dans le ciel; ici et là des hommes continueront d’ouvrir grâce à leur art la porte d’accès au divin.
- Les vieilles personnes sont souvent plus fatiguées que ce qu’elles imaginent.
- La vie est longue, un long amour paisible est rare, et la suprême volupté, c’est de vieillir à deux avec intelligence, tendresse et goût.
- Semblable à un arbre dont les feuilles jaunissent et tombent et qui reste nu et noir, l’homme qui vieillit voit successivement tout mourir autour de lui.
- Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.
- En vieillissant, vous savez que votre corps va vous lâcher un jour ou l’autre, mais vous ne savez pas comment.
- Il y a des polichinelles pour tous les âges.
- Je ne laisse pas entrer le vieil homme. Je me tiens occupé. Il faut rester actif, vivant, heureux, fort, capable. Je ne laisse pas entrer le vieux critique, hostile, envieux, bavard, plein de colère et de plaintes, de manque de courage, qui se nie à lui-même que la vieillesse peut être créative, décisive, pleine de lumière et de projection.
- Lorsque la paix devient ennui, le spectre se profile.
- Si l’on est assez vieux, alors on a l’impression que l’existence entière, avec ses joies et ses souffrances, ses amours et ses découvertes, ses amitiés, ses liaisons, les livres, la musique, les voyages et le travail ne constituent rien d’autre qu’un long détour menant à l’éclosion de ces instants où Dieu se révèle, où le sens et la valeur de tout ce qui existe et se produit s’offrent à nous à travers la forme d’un paysage, d’un arbre, d’un visage, d’une fleur.
- Je me suis rendu compte que je prenais de l’âge le jour où j’ai constaté que je passais plus de temps à bavarder avec les pharmaciens qu’avec les patrons de bistrot.
- L’enfer des femmes, c’est la vieillesse.
- À un vieux chef naîtra un héritier idiot, faible à la fois dans le savoir et dans la guerre.
- La vieillesse est la vaseline de la crédulité. Quand la mort frappe à sa porte, le scepticisme saute par la fenêtre.
- On vieillit peut-être plus vite quand on est mort.
- Je tiens beaucoup à ma montre, c’est mon grand-père qui me l’a vendue sur son lit de mort.
- Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu’un cyprin doré d’âge patriarcal garde apparemment jusqu’à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
- Le passé n’est jamais mort. Ce n’est même pas passé. Nous travaillons tous dans des toiles tissées bien avant notre naissance, des toiles d’hérédité et d’environnement, de désir et de conséquence, d’histoire et d’éternité.
- Quant aux enfants, ils doivent être enseignés à n’avoir aucun devoir vis-à-vis de leurs parents que celui de les assister dans leur vieillesse impuissante comme les parents assistent leurs enfants dans leur jeunesse impuissante.
- L’enfance, c’est l’envers de la vieillesse : c’est ne rien savoir et pouvoir tout faire.
- Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !
- En ce temps-là, la vieillesse était une dignité; aujourd’hui, elle est une charge.
- Le marxisme est la vieillesse du monde.
- La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée; elle ne découvre plus que le ciel.
- La maladie, la vieillesse, la mort, trois grandes humiliations pour l’homme.